La mort du pauvre Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

longtemps, un soleil et tes yeux nus
rien ne t'aveugle pourtant
plus rien ne te fait d'effet
et ce silence, cette pluie qui dévale
les versants sans joie

j'attends, j'entends le soupir
la victoire du sable
et le long chant sanguinaire
qui surgit de ta paupière
comme un étau

j'ignore qui de nous
s'en sort le mieux
quel mot est le plus adapté
j'ai arrêté de croire
au brillant de l'acier

quoi d'autre
que la panique
que l'ennui
que le froid

la mort.

 
EM
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