Jardins des Tuileries Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Il suffit d'un soupçon de printemps dans la ville,
Pour entendre l'appel de ces pelouses vertes.
Il suffit de franchir les grilles entrouvertes,
Pour goûter des jardins les plaisirs immobiles.

En bordure de l'ombre, trouver un soleil franc,
Sur le gravier grinçant tirer le fauteuil vert,
D'un pouce nonchalant tenir un livre ouvert
Que l'on parcourt d'un oeil, assez distraitement.

Les passants près de vous font un joli manège,
Les femmes élégantes qui frôlent votre siège
Peuplent de rêveries ces instants de langueur.

Il suffit de franchir les grilles des jardins,
Et de s'asseoir un peu pour constater enfin
Qu'on peut voler au temps un fragment de bonheur.

 
S.
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