| J'ai franchi cet été d'innombrables lignes imaginaires.
Le soleil m'est apparu impartial même si rien ne semblait attirer son regard sur l'herbe haute. Face
à la mer, toujours les mêmes plans infinis et superposés. Heureusement, à certains instants ce monde
de droites perdues s'entrechoquait à la lumière en des strates de plomb fondu, l'on pouvait ainsi
s'accorder quelque grâce et cesser de se contempler nu.
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La distance n'est qu'une question de rapport
à soi-même. La courte différence qui s'est faite en moi, voilà tout mon voyage.
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Ce sont sans doute une vingtaine d'oiseaux dans
les arbres qui m'ont emmené aussi loin de chez moi. Je n'étais pas encore sorti du lit qu'ils
déployaient une aile couleur de zoo et braillaient à tue-tête leur formidable nouveauté. Il me
semble que c'est là qu'a débuté le Tropique.
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