8 II 1996
 

Qu'arrive-t-il à mes mains ?
Je vous sens coupantes comme un traîneau
d'acier.
L'amour dans mes doigts fait craquer l'ossature
Cartilages ténus, limpide arrogance.
Ce soir les clartés sont sans doute de moi
seul visibles.
En tout cas, c'est l'aurore qui déchire l'espace
et rend à mes extrêmes leur paisible obéissance.
Laissons-leurs encore le contrôle du signe,
elles seules sont capables de l'assumer
en ces jours de refus.
L'os prend la place de la raison, le
crâne celle du cerveau.
Rien qu'une carcasse et un coeur qui
L'agite en belles pulsations.
Un os qui palpite, dont j'ai perdu le nom.

 
EM
 
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