L'hiver de force Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de Réjean Ducharme - Folio
 
On parle de Miller ou de Kerouac à propos de L'hiver de force. On peut aimer ce livre étrange sans être un fan de Kerouac (c'est mon cas).
Nos amis québéquois ont une poète bien à eux. Vu de notre douce France, la langue de Ducharme sonne rude comme un hiver à Montreal. Que nos lecteurs québéquois m'excusent, j'ai trouvé ce livre exotique (!). Vos expressions sont géniales, drôles, originales, surprenantes. Mises en scène par Ducharme, elles distillent un parfum de neige et de froid, elles symbolisent la dureté de la vie, la difficulté des contacts humains.
Ce roman ne ressemble à rien de connu. Il fait penser à J-M G. Le Clezio (Le Procès Verbal), par l'exacerbation de la solitude, en moins chiant. On peut le rapprocher d'Auster, pour la solitude et la clochardisation. Mais alors que chez Auster, la solitude prend les personnages, les coupe du monde (on est les champions ! [désolé]), chez Ducharme, c'est André et Nicole qui se coupent, s'isolent et crient leur solitude pour gagner une parcelle d'amour.
 
LN
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