L'éternité n'est pas de trop Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de François Cheng - Albin-Michel
 

Une belle histoire d'amour que ce livre !
Une histoire d'amour aux allures mythiques, extrêmement symbolique et épurée, comme les classiques de notre littérature occidentale. Une histoire d'amour intemporelle et magnifique, contrainte par la société chinoise de l'époque Ming, mais échappant justement à toute contrainte par la nature humaine qu'elle décrit. Et par-dessus tout, échappant à la mièvrerie par l'allusion permanente, par le symbolisme permanent des actes les plus anodins. Une histoire que l'on peut lire comme la relation d'un amour purement platonique et éthéré, ou bien comme une relation torridement charnelle. La narration est d'ailleurs assez subtile pour transporter la réalité en dehors de la relation des deux héros, transposant chez les autres personnages tous les apects de la relation amoureuse (bonheur, attente, jalousie, émoi...) et laissant une trame pure à l'aventure de Ling-May et de Dao Cheng. Une histoire d'amour qui n'est complète que lorsque tous les personnages du roman voient leur destin explicité. Une histoire parfaitement intemporelle.

A tel point que je me demande si l'histoire contée par la préface est vraie : François Cheng raconte avoir lu cette histoire dans un manuscrit chinois de l'époque qu'il n'a pu retrouver ensuite. Tel un Borgès rusé, ne l'aurait-il pas inventé pour rendre cette histoire encore plus intemporelle.

 
LD & PmM
Oh Oui ! vos réactions Ah Non !
Voir les autres textes de cet auteur - Envoyer ce texte à un ami
KaFkaïens Magazine - Tous droits réservés