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| Voilà un titre qui réconforte, et ce d'autant plus
qu'il n'y a que 44 petites pages! De quoi ravir tous les adeptes de la lecture en "conditions
sanitaires". L'édition est jolie: Carré noir sur fond blanc du déjanté Malevitch. Marxo-métaphysico-mystique
entreprise d'eschatologie anthropologique, la thèse est simple et l'argumentation faible. L'évolution
des forces productives ne doit pas aboutir à la libération de l'homme par un travail qu'il s'est réapproprié,
mais à se libérer du travail. L'effectivité de l'homme, son acte pur, c'est la paresse. Un moment
dérouté: on semble revenir à la sagesse antique et à son éloge de la scholè ou même au dieu d'Aristote.
En fait, je crois que c'est plus amusant. Derrière la "réalisation des actes dans la pensée pure"
et l'homme "libéré de la réalité physique", le cher Kazimir dissimule le monde merveilleux
de la glande, de la glandouille, de l'état larvaire et languissant dans lequel on se répand en se
disant "nom de dieu, ce qu'on est bien" un petit verre de rouge à la main droite, la cigarette
dans l'autre. Et il nous dit que ça, et bien, ce n'est pas anti-économique, contre-productif ou contre-révolutionnaire,
mais que c'est bien humain. En bref, amusant si on ne prend pas ce petit ouvrage au sérieux. Sinon
envoyez-nous dans le prochain numéro les recettes de cuisine de Thérèse de Lisieux ou le manuel du
savoir-vivre de Plotin. |
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| RH |
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