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Que tu sois gelé jusqu'au coeur dans un lac de terre
rouge
ou en train de courir sous le soleil, transpirant sur un fleuve
Que tes parents t'aiment, qu'on te laisse dormir
Que les chats se détournent et miaulent de plaisir
Que tu trouves la paix, l'ascèse du cyprès
l'eau qui t'intime de glisser en silence
les feuilles arrachées aux arbres comme on lit une forêt
les bras que l'on entoure pour se sentir entier
Et le bruit de la pierre qui tourne dans le coeur
l'encre noire pressée, écrasée dans la sève
pour mieux délimiter les branches à venir
Que tu t'échappes,
que tu ignores, que tu fuies
ce qui te retrouve, te rappelle et finalement t'oublie
tout ça, aujourd'hui, cet été, ou demain
Finalement, Paris n'en a rien à foutre. |