Le dieu envolé de Camille Claudel Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Ses deux mains sont tendues vers le ciel. Leurs ongles sont toute la délicatesse du monde. Toute sa détresse. Tout ce qu'il lui reste. Sans bouger, sans agressivité, ses deux mains égratignent l'humanité. Elles me font un peu mal. Ses reins veulent, du verbe vouloir, et ses muscles sont contractés comme mes lèvres lorsque je pleure. Elle, elle ne pleure pas. Le dieu s'est envolé. Et je me demande combien il faut de litres d'encre pour immerger la douleur du bloc de bronze.
 
NE
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