|
Venas
que surcan
vìsceras y tierra
trazando idas y venidas
de vida
Sìstole.
El flujo
ferrocarril
propulsa el ritmo.
La mùsica nace del suelo
hasta el vientre,
còmputo de latidos:
pulso de vìas.
Diàstole.
Es ritmo
lìquido de sangre,
todo en sintonìa con el caudal
de las venas férreas.
Sìstole.
Desde
los pies de la màquina
hasta las sienes:
sangre y vìa
a la velocidad del paisaje.
Diàstole.
Fundidos
el latir de hierro
y el latir blando
de piel y carne.
Sìstole.
Mi cuerpo
y el cuerpo del tren
son el mismo.
La eternidad en un trayecto,
dos movimientos,
un viaje de ida: una vida.
|
Veines
sillonnant
Les viscères et la terre,
Y traçant des allers-retours
De vie.
Sistole.
Le flux
ferroviaire
Propulse le rythme.
Du sol, la musique
Monte au ventre.
Le compte des battements,
Le pouls des voies.
Diastole.
C'est
le rythme liquide du sang
Qui se règle sur le débit
Des veines ferrées.
Sistole.
Des pieds
de la locomotive
Jusqu'aux tempes,
Le sang et la voie
A la vitesse du paysage.
Diastole.
Fusion
du battement de fer
Et du battement, mou,
De peau et de chair.
Sistole.
Mon corps
et le corps du train,
En un seul corps.
L'éternité en un trajet,
Deux mouvements,
Un aller simple : une vie.
|