Dieu Ivrogne Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Couleurs éclatantes, imaginées, baignées
D'un son de brume à l'âme ou d'un parfum trop vieux
Couleurs, masques du monde, arlequins
Masques, nuits sans nuits
Roses, hypocrites roses
Serpents sifflant sans mordre
Couleurs masques nuits fleurs et monstres
Serpents sans leurs épines et roses sans venin
Rêves baignades magies, ciels couchants
Leur orange de soleil
Leurs vignes, leurs tons d'olive
Leur lavande
Leur blé qu'on moissonne comme la huitième merveille du monde
Leurs lacs scintillants, jacasseurs
Leurs forêts de vieillards, masse sombre
Leurs monts fondus, découpés, déchiquetés
Leurs monts d'apocalypse
Et la mer, sa berceuse, chant de Dieu
Ronflement de Dieu, ivre désormais des rêves des Hommes
La mer ayant bu toutes les couleurs du monde
Masques, arlequins, monstres et fleurs
Ayant tout recraché au matin du monde sur ses plages d'or de sable blanc de cendre
Couleurs, rêves, parfums, désirs, rosées, matins de neige
Sans vous Dieu serait encore debout
Maintenant il dort, regardez, non mais regardez-le
Il dort, saoul comme un lycéen.
Et regardez ce que nos rêves ont fait de son monde.
 
FXS
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