Longtemps je suis resté comme rivé à ces bancs, plus immobile qu'un coquillage sous la marée. Les essences du Jardin encensaient ma douleur d'un parfum distrayant, et m'engageaient parfois à visiter un des temples aux couloirs poussiéreux. Les os des monstres disparus, les spores et les feuilles ou les roches cristallines m'ont été de doux compagnons, quand je voulais bercer ma névrose au songe suranné d'une enfance evanouie.