Le Centaure Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Quatre piliers de verre et de métal
Fichés dans le cœur du printemps.
J'ai couru sur le bois et la cendre,
Pour mieux disperser cette nuit sinistre,
Je t'ai perdu sur ces escaliers vides.
J'ai fait du bruit pour remplir ton absence,
J'ai parlé, parlé, sans relâche.
J'ai suivi le fleuve dans l'ombre, j'étais triste.
Mais je me sentais soulagé, presque
Mécanique, enfin presque.
J'ai galopé jusqu'au petit matin,
Je suis rentré seul en moi-même.
L'air était froid et sec.
Plus rien ne venait déranger
La monotonie des lieux.
Plus rien ne fonctionnait dans ce silence.
Il fallait de nouveau attendre le soleil.
Combien de temps, combien ?
 
EM
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