Comment gérer une entreprise individuelle ?

Encore appelée « entreprise en nom propre », l’entreprise individuelle est une structure adaptée aux porteurs de projet désireux de créer et de maintenir seul la gestion de leur affaire. Il s’agit normalement de l’institut à statut juridique le plus simple à gérer. Cette solution est parfaite pour les activités moins gourmandes du point de vue de l’investissement et dont les défis liés au développement se révèlent modestes. Pour assurer la gestion de cette structure, il est essentiel d’avoir certaines informations. Alors, pour en savoir plus sur son mode de gestion, voici quelques informations cruciales.

Quelles sont les charges d’une entreprise individuelle ?

En général, un indépendant est appelé entrepreneur, mais vous pouvez ajouter un nom commercial ou encore une dénomination qui symbolise les activités de votre entreprise.

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Le travailleur indépendant fait face à trois principaux  impôts :

  • L’impôt sur le revenu (RI),
  • la TVA,
  • la contribution économique territoriale.

Si l’entreprise est créée par un seul actionnaire ou une seule personne, le régime de l’impôt sur le revenu est idéal pour profiter d’une rémunération plus faible. Au cas où l’entreprise exercerait ses activités sous le titre d’indépendant, elle sera personnellement redevable de l’impôt sur le revenu, et ce sur ses bénéfices issus des activités.

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Quel mode de financement d’une entreprise individuelle ?

Entre affacturage, prêts en fonds propres, crédit bancaire, Business Angels, Crowdfunding, Love money, fonds de capital-risque et leasing, les modes de financement disponible pour les TPE et PME sont multiples et le choix doit prendre en compte certains facteurs comme la garantie. En effet, à l’appui d’un mode de financement crédit-bail ou un crédit à moyen terme, votre partenaire financier vous proposera de fournir une garantie. Cette dernière permettra de rembourser le prêt si éventuellement vous rencontrez des difficultés à vous acquitter de votre dette.

Par ailleurs, deux grands moyens s’offrent à vous lorsqu’il s’agit de financer votre entreprise : les fonds propres et quasi-fonds propres. Ces fonds sont mis à disposition, soit par l’entrepreneur unique, les associés de l’entreprise.

Comment bien tenir la comptabilité d’une entreprise individuelle ?

Pour mettre en place une entreprise individuelle, il suffit de soumettre une déclaration de création d’entreprise au CFE. Une fois les formalités remplies et que la création a été effective, vous devez vous assurer d’une bonne gestion de la comptabilité.

Pour ce faire, commencez par vous familiariser avec toutes les responsabilités comptables de la structure. Inscrivez-vous à une formation en comptabilité d’entreprise afin de maitriser les contours de la trésorerie. Le choix et la configuration de votre logiciel comptable doivent se faire en fonction de votre activité et du type d’entreprise.

En réalité, il existe deux types de comptabilité : la comptabilité de caisse et la comptabilité d’exercice. Remplir ses agendas financiers au quotidien, tenir un livre d’inventaire annuel, tenir un livre actualisé d’achats et de ventes, établir des comptes annuels, sont autant d’opérations à réaliser dans vos missions.

Comment fonctionne une entreprise individuelle ?

Dans une entreprise individuelle, l’entrepreneur pourra facilement prendre ses décisions unilatéralement contrairement aux sociétés où la gestion est généralement repartie entre les dirigeants.

La loi n° 2022-172 du 14 février 2022 établie dans le cadre la réglementation de l’activité professionnelle indépendante confère aux entrepreneurs un statut unique. Cette protection de leur patrimoine personnel favorise la rigueur dans la gestion du patrimoine professionnel dont la composition doit être déclarée en Conseils d’État au travers des décrets.

Pour la protection du patrimoine personnel de l’entrepreneur, la loi du 14 février 2022 prévoit que celui-ci engage ce patrimoine :

  • pour le recouvrement du prélèvement social et de l’impôt sur le revenu ;
  • en situation de manœuvres frauduleuses ou d’inobservation grave de ses devoirs sociaux et fiscaux ;
  • en cas de décès de l’entrepreneur individuel et de cessation d’activité ;
  • au cas où la liquidation judiciaire aurait été prononcée ou ouverte à l’encontre du gestionnaire d’entreprise individuelle qui serait condamné à verser une partie ou l’ensemble de l’actif insuffisant.

En outre, selon la disposition de ladite loi, l’entrepreneur pourra renoncer au bénéfice relatif à la séparation du patrimoine au profit d’un créancier professionnel.