Trottinette électrique : l’assurance obligatoire que la moitié des utilisateurs ignore

En 2025, l’ONISR a recensé 79 décès liés aux engins de déplacement personnel motorisés en France, soit un chiffre qui a plus que quadruplé depuis 2019. Pourtant, une obligation légale vieille de plusieurs années reste massivement méconnue : tout utilisateur d’une trottinette électrique sur la voie publique doit être couvert par une assurance responsabilité civile. Une règle simple, des conséquences réelles, et un flou persistant pour beaucoup de riders du quotidien.

Une obligation légale qui ne fait pas de bruit

La loi est pourtant claire : la responsabilité civile est obligatoire pour tous les EDPM (engins de déplacement personnel motorisés), qu’il s’agisse d’une trottinette, d’un gyropode, d’un hoverboard ou d’une monoroue. En cas d’accident, cette garantie couvre les dommages causés à des tiers, piétons, cyclistes ou automobilistes. Ce qu’elle ne couvre pas, en revanche, c’est l’utilisateur lui-même ni son engin.

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Un autre piège fréquent : croire que l’assurance habitation suffit. Ce n’est généralement pas le cas pour les trottinettes motorisées. Une assurance spécifique EDPM est donc indispensable, et une vignette d’assurance doit être apposée de façon visible sur l’engin. Rouler sans couverture expose à des sanctions, mais surtout à une prise en charge nulle en cas d’accident grave.

Pour souscrire une assurance trottinette électrique adaptée à son profil, plusieurs plateformes permettent aujourd’hui d’obtenir un devis et de finaliser la souscription entièrement en ligne, en quelques minutes, sans rendez-vous. Les tarifs varient généralement entre 3 et 15 euros par mois selon les garanties choisies.

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Au-delà de la RC : des garanties à ne pas négliger

La responsabilité civile couvre les tiers, pas vous. Or, avec 79 morts officiellement recensés en 2025 et une tendance à la hausse confirmée région par région (le Grand Est a enregistré 9 décès en trottinette cette année-là, contre 2 l’année précédente), se protéger soi-même devient un choix de bon sens. Les formules complètes intègrent généralement la protection du conducteur pour les dommages corporels, une garantie vol, et une couverture des dommages matériels en cas de chute ou de collision.

Le prix d’entrée pour une RC seule tourne autour de 3 euros par mois. Une formule tout risque s’établit plutôt entre 5 et 15 euros selon la valeur de l’engin, l’âge du souscripteur et les options retenues. Avant de signer, mieux vaut vérifier les exclusions : l’usage professionnel est souvent écarté, et certains contrats fixent une vitesse maximale d’homologation de l’engin.

Ce que la réglementation 2024 a changé

L’arrêté du 23 mars 2024 a intégré les EDPM à la signalisation cycliste. Depuis le 25 mars 2024, les conducteurs de trottinettes électriques peuvent franchir un feu rouge lorsque celui-ci est équipé d’un panneau cédez-le-passage M12. L’âge minimum requis pour circuler sur la voie publique a également été fixé à 14 ans, après que les statistiques ont montré que 40 % des accidents graves impliquaient des mineurs de moins de 14 ans en 2022. Le transport de passager reste interdit.

Ces évolutions réglementaires accompagnent une dynamique de marché rapide : on estime à plus de 3 millions le nombre de trottinettes électriques en circulation en France. L’offre d’assurance s’est structurée en conséquence, avec des contrats accessibles, lisibles et souscrits en ligne. 

L’assurance trottinette reste l’une de ces obligations que l’on découvre souvent trop tard, après un incident. La bonne nouvelle : y remédier prend désormais moins de temps qu’un trajet domicile-travail.