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| Nouvelles sur un thème imposé | |
| Animal | |
| L'aquarium
littéraire par EM |
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| J’ai soif, dix jours sur le canot. Plus d’eau ; enfin, plus que de la salée. La langue collée au palais, les yeux gonflés par le sel, tout brûle. Je n’en peux plus, cela va se terminer de cette abominable façon. La nuit tombe, enfin un peu de fraîcheur, et les étoiles comme compagnons de route. La Vestale a coulé en quelques minutes, un choc, une voie d’eau causée par quelque créature des abysses venue chasser en surface et désireuse d’éprouver la solidité de cet étrange objet posé sur l’océan. Maudite bête, moi seul ai survécu... | |
| F.
70a. recherche animal de compagnie pour longues discussions au coin du feu...
par OB |
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| Je déteste les petites annonces ! Cette solitude affichée qui s'étale sur les pages des journaux, ce manque d'affection sans pudeur ni interdit, cette déclaration au monde que l'on est malheureux, me débectent. Autant hurler dans la rue ou se jeter sur le premier venu pour l'embrasser. Mais de là à passer une annonce pour un animal domestique, c'est sidérant ! | |
| Technologie
et bestialisme par FXS |
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| De
la manière dont j'arrivai sur cette planète on eût aussi
bien pu dire que j'y tombai. On eût aussi bien pu appeler cette planète
Sahara, pour ce qu'il en restait. De ma chute je n'ai qu'un souvenir très
vague, il faisait sombre, le sol était dur, d'un brun de terre sèche,
propre, sans paille ni plante, d'un brun de désert, d'une terre dure
et sombre qui m'a donné à penser que je me trouvais sur un
plateau, un de ces déserts qui deviennent glacés la nuit.
Autour de moi la silhouette sinistre de quelques arbres réduits à
leur plus simple expression, un tronc, quelques branches, parfois une seule,
prolongeant le tronc, un grand morceau de bois vertical à peine enraciné,
mort debout, d'une mort sèche et cassante, et comme ça deux
ou trois d'entre eux, peut-être cinq, honnêtement je ne sais
plus, comme je le disais la chute n'a pas laissé de souvenir impérissable
dans ma cervelle et très vite l'urgence s'est déclarée.
Les coyotes hurlaient. |
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| L’égal
d’Hugo par JH |
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| Papa voulait que je joue au rugby. Il n’a jamais compris pourquoi je préférais sauter au-dessus des vaches. Il disait souvent : "¡Las vacas son para comer, pibe!". Papa aimait les chevaux mais la passion pour les vaches, fussent-elles de course, lui paraissait incongrue. Il avait quitté l’Argentine au temps de la dictature et avait choisi le sud-ouest de la France sous prétexte d’une lointaine origine basque. Il s’y était marié et n’avait plus quitté les Landes. Il avait gardé de l’Argentine une nostalgie qui jamais ne disparut. "Tous les Argentins sont tristes"... | |
| Un
chat par DH |
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| J’étais heureux d’avoir trouvé ce chat. Enfin, je devrais plutôt dire : heureux qu’il m’eût trouvé, tant notre vie commune fut le fait de l’animal, plus que de ma volonté. J’habitais, il y a de cela bien des années, une chambre de bonne sous les toits d’un immeuble du 15ème arrondissement, rue Vaugirard, tout près de la mairie. La pièce était exiguë. Mon frère, quand il venait me voir, disait en souriant que chez moi, au moins, tout était à portée de main. C’était presque vrai... | |
| Tous
des moutons, des chèvres et des cochons… par
OB |
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| Dans une des annexes administratives de la salle principale des marchés de New York, une centaine de golden boys aux portefeuilles bien dorés s’entassent pour fumer leur quinzième clope de la journée, tout en tergiversant sur le montant de leur indécente prime, récemment obtenue pour cette année si extraordinaire en spéculations abusives ... |
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| Animaux
par FXS |
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| Elles sont trois. Trois silhouettes dans le désert. Le sable, la poussière, les jours ininterrompus de marche, leur ont fait la peau jaune. On dirait qu'elles sont nues. Je devrais dire "ils". Ce sont probablement des hommes, à entendre leur voix grave. Mais leur voix est peut-être usée par le sable, la poussière, la fatigue. On ne voit pas bien leur visage. Ils marchent. Depuis plusieurs jours. |
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| Paris | |
| Métro par PmM | |
| Chez moi, c’est le métro. Je m’y sens bien, je m’y sens au chaud. Dans la foule, dans la presse, dans la ruée. Dans la solitude du quai, assis, tandis que les rames passent. Dans les couloirs, les escaliers, les halls et les bouches. Face aux directions, aux panneaux, aux correspondances. Je m’y sens bien. Sans dégoût pour les odeurs de pisse dans les coins, sans irritation contre les voyageurs qui vous bousculent d’un air excédé... | |
| Quitter Paris par OB | |
| Un peu trop tôt le matin, le réveil, France Info, la tartine grillée devant la bow-window, et mon Nutella qui dégouline sur le Libé de la veille, pendant une seconde je crois que je serai Parisien toute ma vie. Dans mon studio de la rue de la Butte-aux-Cailles, je me délecte des derniers instants à Paname. Tout à l'heure, les amis, les artisans de mon déménagement, arrivent pour m'envoyer vers un point perdu sur l'atlas, en province. Je n'aurais jamais dû accepter ce poste à responsabilité... | |
| Paris, tentative de fuite par EM | |
| J'ai pris la fuite, j'ai quitté Paris et ses visages multiples. Je ne supportais plus le désamour de cette ville, la musique des Tinos qui rythmait chaque stance avec une énergie ravageuse. Trop de lumières aussi... | |
| Elle souhaitait prendre la grande roue de la Concorde par OB | |
| Elle souhaitait
prendre la grande roue de la Concorde avec moi. Cette chimère romantique
lui trottait dans la tête comme une obsession. A croire qu'elle avait
des parts dans ce monument installé droit face à l'Obélisque
et aux pieds des Champs-Elysées, à quelques pas de la Tour
Eiffel. Je l'avais rencontrée dans un bar du quatrième arrondissement, sur un coin de zinc, surpris par une conversation insolite sur le capital-risque qu'elle avait engagée avec un vieux binoclard... |
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| Fracture | |
| Des Iles par DH | |
| Je crois que cétait une époque de ma vie où je disais oui à tout, par désuvrement sans doute, mais surtout à cause de cette liberté de mouvement que procure une certaine forme de désespoir. On nespère plus rien en particulier, alors pourquoi pas ceci ou cela, pourquoi pas nimporte quel projet, aussi aléatoire quil puisse paraître ? | |
| Fracture malgache par OB | |
| Ils brûlent. Ils brûlent limmense forêt. Les champs à perte de vue, les terres infertiles. Ils brûlent à la tombée de la nuit. Un brasier nocturne sétalant au firmament. Il ny a pas encore de loi pour empêcher cela. Le seul droit sur ces terres infertiles, les paysans des hauts plateaux. Cette année, ils sont nombreux, très nombreux, à brûler ces surfaces terriennes. | |
| Totale Kriegführung ou la fracture des peuples par OB | |
| Immobilisant sa Mercedes à hauteur de la place du marché, il décide de poursuivre à pied dans la vieille ville, les rues désertes de Mulhouse étant propices à la promenade nocturne. Lhomme apprécie les heures qui suivent minuit. Lair y est plus froid, latmosphère plus calme et il peut ainsi déambuler dans la ville sans être reconnu. | |
| Chez Moi | |
| Chez Moi par EM | |
| On monte chez moi par l'escalier de service d'un immeuble cossu du dix-septième arrondissement de Paris. Six étages, un couloir, à gauche les toilettes, quelques portes bleues, j'habite derrière la seconde à droite des toilettes... | |
| Erections pour l'éternité par OB | |
| La demeure s'étendait sur plusieurs hectares, à quelques kilomètres de l'hippodrome de Chantilly. De la nationale, on ne la voyait presque pas tellement les arbres avaient créé avec le temps un bunker naturel. C'était le premier dimanche d'octobre, celui du prix de l'arc de Triomphe. Pour l'occasion, sa femme l'avait laissé seul dans le salon, car, à son âge, il ne pouvait plus assister aux courses hippiques... | |
| Nulle Part, Partout par PmM | |
| Je ne suis jamais
chez moi ailleurs que dans mes pensées. Cest assez pratique. En voyage ou dans lun de ces lieux successifs qui sont autant détapes sédentaires de notre vie nomade, je nentre chez moi que dans lintimité de ma tête. En conséquence je suis chez moi partout, et je ne suis chez moi nulle part... |
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| Le Mur des impostures par DH | |
| Décidément, la lecture des Mots de Jean-Paul Sartre remue encore en moi des pensées Cette histoire de plagiat, ce lien infantile qu'ont les écrivains à l'écriture, dans la mesure où ils imitent, en y mettant du leur (forcément), les modèles qu'ils admirent, avec une foi somme toute si naïve que le spectacle en devient quelque peu stupéfiant | |
| Obscène | |
| Insatisfaite par DH | |
| Elle a dix-huit, vingt ans. Elle est venue avec sa sur, son frère et un ami aussi, dans ce petit restaurant pour étudiants du Quartier Latin. Tout le monde est assez serré, ça fait de longues rangées. Ce restaurant est toujours plein à craquer, même en semaine..... | |
| Le Mensonge par AM | |
| Je l'ai vu tout
de suite, dès le premier soir, il y avait du boulot. Il suffisait de sentir rouler sous mes doigts la peau grenue de son dos pour évaluer la quantité d'efforts qu'il me faudrait fournir pour tomber en amour. Dans ces moments là, on n'est jamais assez méfiant. Je m'étais pourtant promis de ne plus me faire piéger par mes tours de passe-passe... |
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| La Neige par EM | |
| Une petite lettre pour te redire tout le plaisir que j'ai eu à passer ce week-end chez toi. Dans le train qui nous ramenait avec J*** vers Paris, nous avions du mal à nous réveiller complètement de cette étonnante nuit (à notre décharge, le choix des vins était en tout point remarquable). Je garde quelques images profondément imprimées sur ma rétine, et surtout cette improbable tempête de neige... | |
| Limite parentale exigée par OBT | |
| Je vais quitter
la maison de mes parents. Ils ont dépassé les bornes. Ado, je ne l'avais pas remarqué, mais maintenant, la réalité est remontée à la surface : mes parents sont des gros obsédés du cul ! Je peux vous dire qu'avoir des parents pervers n'a rien de drôle. Plus ils vieillissent, plus ils deviennent vicieux, plus ils recherchent entre eux ou avec d'autres des opportunités que je qualifierais de pornographiques... |
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| Honte | |
| La Honte par AM | |
| La chambre était
claire. Une pelouse soignée sous la terrasse blanche comme un sucre
et devant les montagnes. Les fenêtres étaient hautes, propres,
les lits petits. J'avais cinq ans. On se racontait le soir, pour s'endormir, des histoires de fourmis rouges qui dévoraient les entrailles des dormeurs égarés en s'introduisant par les orifices... |
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| La Honte est l'ombre de l'amour par DH | |
| Après, j'étais toujours sale. Je me lavai longtemps mais l'eau, le savon n'étaient pas suffisants pour le sortir de moi. Son odeur était sur moi, elle restait incrustée dans ma peau. Les autres devaient la sentir. Ça, c'était mon obsession : les gens comme des chiens, avec le regard allumé par ces effluves sur moi.... | |
| Misérable par EM | |
| Je vous l'ai déjà dit : je me déplace souvent, je me déplace beaucoup. Egalement, je me sens déplacé. Je serai bien en peine de vous dire s'il s'agit là d'un fait exprès ou d'une inversion tragique de ma capacité d'être sans cesse au bon endroit. Toujours est-il qu'au soir, lorsque je devrais dormir déjà depuis de longues heures.... | |
| La Honte du business-man par OBT | |
| " - Mon patron a voulu me violer un mardi de septembre, en fin de journée, à l'heure où les bureaux se vident, où les réunions de chefs s'éternisent, où les rumeurs naissent. Evidemment, je n'avais rien demandé. On croit toujours que ce genre de chose n'arrive qu'aux autres.... | |
| On meurt toujours seul par FXS | |
| Ca s'est passé l'année dernière. C'est dire si je n'aurais pas dû m'occuper de cette affaire, étant en retraite depuis 18 ans. C'était l'objectif que je m'étais fixé dans la vie : partir en retraite. Je n'ai pas compté mes heures ni mes efforts mais j'y suis parvenu. A 73 ans, j'ai remis mon étude de notaire, et je suis parti à la pêche pour de bon... | |
| Qui viendra nous ramasser ? par FXS | |
| FLORA : Ca y est. Le voilà qui rentre. Il est à peine deux heures de l'après-midi et il a déjà fini sa journée. Et il n'a même pas ramassé nos ordures ! (Elle se retourne) Cette fois-ci, Blandine, nous le tenons ! Il a oublié nos poubelles ! C'est la faute professionnelle ! Attends un peu qu'il parte au bistrot et je téléphone illico au maire ! Ah, je savais bien qu'il finirait par faire un faux-pas ! | |
| Infini | |
| L'Instant Infini par OB | |
| Espèce de paquets d'os, d'ours mal léché, de bouse puante et odorante, de schtroumpf légume, de fourchette cassé, de préservatif à pattes, de morves de nez"...Non que Damien eut jamais pensé toutes ces injures à l'égard de son frère. Mais, il y avait des moments, il fallait l'admettre, cela faisait franchement du bien de se défouler ainsi.... | |
| L'Instant Infini par DH | |
| L'an de grâce
1712, le vieux comte Archimbaldi, féru d'alchimie, s'enferma définitivement
dans la tour qui ornait l'aile droite de son manoir, afin d'observer scientifiquement
le moment qui sépare la vie de la mort. Au cours de ses expériences spirites et alchimiques, dans la solitude du manoir d'Albina, il était arrivé à la conclusion que la connaissance du moment précis de l'agonie où l'âme quitte le corps pour se fondre dans le Grand Tout lui ouvrirait les portes de l'immortalité. |
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| Conversation infiniment inutile par OB | |
| Fin daprès-midi, salle Richelieu, le cours est terminé, Monsieur Sagner, professeur, sentretient avec un jeune homme quil ne connaît pas..... | |
| Mon Infini par EM | |
| C'est l'histoire d'une chute, d'une chute accrochée dans le ciel, sans la moindre rémige pour rectifier le tir. | |
| L'Infini des choix par FXS | |
| Je ne suis pas concerné
par l'infini, si ce n'est par l'infini des choix. Si je devais vraiment parler de l'infini, je parlerais sûrement de vertige, sans comprendre le rapport entre les deux notions. Je parlerais vaguement de fascination du vide, j'identifierais vide à infini et le tour serait joué. |
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| Masque | |
| Son vrai visage par DH | |
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L'article portait le titre : " Les métamorphoses du masque ". Il lut : " Le symbolisme du masque a sensiblement évolué dans nos représentations. C'est à partir du XIXème siècle qu'il quitte définitivement son statut d'accessoire théâtral pour devenir le symbole, la métaphore générale de l'illusion décevante propre aux idées du temps... |
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| Le masque littéraire par LN | |
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Certains pensaient qu'il pouvait devenir un bon chercheur. Un chercheur honorable, disons. Peut-être trop laborieux. Mais il était doué, selon son directeur de thèse, de la rectitude, de la précision et de la persévérance indispensables à la réussite d'un doctorat de Lettres... |
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| Mon père avait le masque... par OB | |
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C'était le 11 mai 1961, elle était enceinte de huit bons mois dépassés, elle aurait voulu que ce soit une fille, mais ce ne fut que moi. Ma mère m'a toujours parlé du prénom d'Anne-Claire qu'elle trouvait si joli. Si seulement je n'avais pas eu une paire de testicules entre les jambes... |
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| Un grand insecte blême, sur mon visage par AS | |
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Les arbres, ce sont les grands arbres d'Ellorée qui m'ont fait revenir, dès que j'ai pu quitter l'hôpital. Ellorée, le seul endroit où j'ai jamais connu la paix. De là où je me tiens les cimes des arbres bougent sans cesse. Au gré du vent, des teintes de vert tour à tour claires et profondes apparaissent puis s'éloignent. Ces géants, ancrés au sol par des racines titanesques, sont à cette hauteur comme des jouets pour la moindre brise.... |
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| Pétrole | |
| Pétrole par DH | |
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De la ligne d'horizon émane une nuée brune de chaleur intense qui brouille le ciel et transforme le bleu limpide en une soupe jaunâtre mal diluée. À cinq heures de l'après-midi, entre deux dunes, l'attente ressemble à un abrutissement qui prendrait des allures mystiques... |
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| La légende de l'Ouriol par FXS | |
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En ce temps-là, le dieu Naâl vivait au milieu des hommes ses serviteurs. Son pouvoir était infini. Infinie la crainte qu'il inspirait. Les hommes ses serviteurs le révéraient, unique parmi les dieux, et Naâl leur parlait par la bouche de ses prêtres... |
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| L'inspecteur des derricks par PmM | |
| " Tu crois
peut-être que je n'aurais pas du venir ici ? " Tu dois ressasser, et ruminer dans la cuisine en coupant le céleri de ton plateau-télé, alors que je pends comme un idiot au bout de cette corde, en plein soleil. Le soleil, ici, est une torche plus puissante que celles qui brûlent au loin sans discontinuer... |
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| Prophète | |
| La Lignée des Prophètes par LN | |
| D'abord, il y eut Abraham, Isaac, Jacob, Josué, Samuel. Les prophètes antérieurs, les pères de la Lignée. Tous annonçaient la venue des autres prophètes. Il y eut Esaïe, Jérémie, Ezéchiel. Ils annonçaient un prophète qui naîtrait d'une vierge. Puis, Jean Le Baptiste prédit l'arrivée d'un homme dont il ne serait pas digne de défaire les sandales... | |
| La Guérison du Prophète par AS | |
| Dieu, ce fichu bavard, emplissait l'Univers entier de Ses signes. Les arbres qui s'abattaient au sol, touchés par la foudre, les oiseaux qui traversaient le ciel d'Est en Ouest ou du Nord au Sud ou les feuilles qui s'envolaient dans le vent d'automne constituaient l'immense abécédaire des messages qu'Il adressait aux hommes... | |
| Toussaint Carmino disait par PmM | |
| Toussaint Carmino parcourait le pays en parlant aux gens du Pouvoir et de la Liberté, de l'Esclavage et de la Désobéissance, de l'Injustice et de l'Equité, de la Violence et de la Résistance. Toussaint Carmino disait par exemple... | |
| Océan | |
| Le Champ de Seigle par DH | |
| En haut de la falaise j'aperçus une maison baignée par le soleil. Elle paraissait parfaitement blanche à la lumière de midi. Je marchais depuis le matin et un violent mal de tête m'avait saisi en chemin. Je n'avais plus d'eau. Je décidai d'en demander aux habitants de ce morceau de falaise. Je montai un petit sentier à la pente raide, bordé de coquelicots rouge sang... | |
| Un peu de Sel par PmM | |
| Sur un radeau de survie, il faut un peu d'ordre. Vous aurez beau lire tous les récits, les manuels, les témoignages que vous voulez, vous n'en trouverez pas un seul où les survivants n'aient pas survécu grâce à l'ordre et à la discipline. Quand les circonstances sont dramatiques, la survie est à ce prix. Le raisonnement doit prendre le pas sur l'émotion. De l'ordre avant tout... | |
| Sur un radeau par EM | |
| C'est un radeau simple : il ne s'agit, ni plus, ni moins, que de six rondins de bois de largeur conséquente, vaguement tordus pas les vents alizés et liés entre eux par du mauvais cordage. Je me trouve incapable de préciser de quel bois il s'agit, j'imagine avoir trouvé les arbres pas très loin de la plage, sur une terre rêche entremêlée de sable. | |
| Océan : Bastian par DH | |
| Je rencontrai Bastian à la Réunion en 1982. J'avais obtenu une bourse pour finir ma thèse de doctorat là-bas. L'idée de prendre du large m'avait séduit, après l'échec de mon mariage et l'abattement qui en avait résulté. Ma thèse portait sur l'exotisme de Baudelaire. Bastian faisait une maîtrise sur le même thème... | |
| Océan : Le Naufrage par DH | |
| Pour Bastian, la vue de l'Océan ramenait dans son sillage la langueur et l'insouciance d'une jeunesse passée dans les îles, auprès de son père qui avait été nommé directeur du centre culturel de Saint-Denis de la Réunion. Pour moi, elle est depuis dix ans l'image même de la mort. La vue d'une étendue d'eau me glace le sang dans les veines, me retourne et m'effraie à tel point que je me sens défaillir... | |
| Océan : Baudelaire et l'Exotisme par DH | |
| Extrait daté de février 1982 : " C'est le plein air qui fait tout, c'est sa dimension qui assure la cohésion de l'essai, qui le dirige, même si la direction peut paraître aléatoire Lui n'a pas été chercher son inspiration au fond d'une bibliothèque mais dans un vaste monde qu'il tenait là, tout contre lui, dans l'obsession de ses rêves d'exotisme... | |
| Ivresse | |
| L'incroyable histoire de celui qui s'était envolé par DH | |
| L'autre jour j'ai conduit en état d'ivresse ; c'est ce que m'a dit le commissaire sur le PV ; j'étais sur mon scoutère et je me suis envolé, non je blague pas, je me suis envolé, dans les airs, comme ça, un vrai pétard de quatorze-juillet, en plein boulevard Saint-Michel que j'étais, et personne ne m'a vu, je crois, enfin, pas tout de suite, pas pendant, mais après oui.... | |
| La Profondeur de l'Ivresse par PmM | |
| Il n'y a pas si longtemps de cela, dans un pays voisin d'un Etat connu de tous pour ses excentricités quasiment orientales, vint au jour une curieuse institution. Il faut garder en mémoire que ce pays possédait une démocratie participative vivace pour comprendre comment L'Institut des Ivresses devint en une décennie seulement la commission la plus écoutée du peuple et de ses dirigeants... | |
| Sobre et efficace par EM | |
| Je m'appelle Sylvain et je ne bois pas d'alcool, c'est presque devenu un des traits les plus marquants de ma personnalité. Pas un verre, pas une goutte, jamais. En fait, c'est tout simplement parce que je n'ai jamais commencé à boire. Je crois que j'ai raté le coche vers douze-treize, quand mon père a voulu me faire goûter un peu de vin ou un gobelet de champagne pour les anniversaires ou les grandes occasions. | |
| Métamorphoses | |
| Metatopose par LN | |
| Un matin, au sortir
d'un rêve agité, je m'éveillai ailleurs. Enfin, pour
être exact, pas tout à fait ailleurs puisque j'étais
chez moi. Comme tous les jours, j'ai paressé une bonne demi-heure avant de réussir à m'asseoir sur le bord du lit. D'instinct, mes pieds ont trouvé mes vieux chaussons difformes. Je me suis levé, frissonnant, et je me suis engagé dans le long couloir sombre... |
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| Le Rouge-Gorge par EM | |
| C'était il y a longtemps, une pluie dense et noire semblait écraser le petit village serré au creux de la vallée et les montagnes qui l'entouraient semblaient être des masses compactes de brouillard gris et uniforme. Zaïn venait d'avoir treize ans, il était temps pour lui de passer les quelques jours de solitude rituelle qui marquaient dans ces régions le passage à l'âge adulte... | |
| Festins | |
| Seul dans ma cuisine par OB | |
| C'est dans une cuisine qu'on est seul. Et pas dans le salon, ni dans la chambre, mais bien devant le réfrigérateur, devant cette rangée d'aliments passifs n'attendant que la sentence finale tels des prisonniers du couloir de la mort... | |
| Le Jour du Grand Festin par LN | |
| Après la course du matin, l'entraîneur nous demanda de rester quelques minutes de plus. C'était inhabituel. Le Grand Festin approchait et on sentait une fébrilité grandissante, surtout parmi la classe des 15, la mienne... | |
| Un Festin d'hommes par OB | |
| Tu es monté dans l'avion sans te retourner. Et, depuis le matin, ce vieux coucou à hélice, réparé pour l'occasion, t'en fait voir des belles et des pas mûres sur les lignes insensées des massifs de l'Himalaya où seuls règnent en maîtres les nuages et les neiges éternelles... | |
| Le Festin du Mal par PmM | |
| Je suis assis
face à la table de mon salon. Nous sommes en fin d'après-midi, il fait
encore jour. Je n'ai pas mis de musique, la rumeur du boulevard est le
seul bruit audible. Je
regarde le sac posé sur la table devant moi. |
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| Démons | |
| Possession par FXS | |
| Je ne m'appartiens plus. Je suis désolé, le mot est désuet, mais je n'en ai pas de meilleur // Ma vie ne m'appartient plus. Pardon, l'expression est un peu usée, mais je n'en ai pas de meilleure... | |
| Dédé, mon démon protecteur par OB | |
| J'allai vous raconter une histoire, sur un coin de scène dans le tout Paris, lorsque je l'ai rencontré : Dédé, mon démon protecteur. Au début, je le prenais pour mon conseiller de carrière, puis il m'a détourné dans de sombres recoins, vers les chemins glissants de l'Enfer ; bien loin de vous... | |
| L'Elu par PmM | |
| Je me trouvais dans
le métro quand les premiers troubles apparurent. Ce fut d'abord une musique douce, semblable au gémissement cristallin que l'on produit en frottant le bord mouillé d'un verre. Le son fragile flottait dans l'air, évanescent, fluctuant comme les vaguelettes d'un lac calme... |
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| DÆmon par EM | |
| Et la Voix de Dieu
prit la parole Anges et Démons écoutèrent les mots Qui résonnaient en eux. |
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| Les Portes par AS | |
| On a beaucoup parlé des portes de l'Enfer qui se referment en grincant sur les damnés méritants, ce portail d'acier qui se dresse à l'extrémité de la route des bonnes intentions. Mais c'est que l'Enfer est une cité et on s'est beaucoup trompé... | |
| Armes | |
| A Armes légales par EM | |
| Je suis né le 22 novembre 1955. Je m'appelle Frédéric Lissier, je suis comptable dans une société de service. Je possède un fusil à pompe, rangé dans une boîte de plastique noir sur mon armoire dans ma chambre à coucher et une arme de poing dans la boîte à gants de ma voiture... | |
| Bousculade au Pont Neuf par OB | |
| Sa tunique a été soigneusement ajustée sur son corps athlétique. Il marche d’un pas lent et déterminé sur les pavés lisses de Paris. Dans une main, un attaché-case, dans l’autre, un sombre paquet... | |
| Les fruits verts par PmM | |
| Pandung éteignit l'écran du terminal plat d'accès au réseau. Son fils allait rentrer des champs, il fallait préparer la nourriture des cochons. Sous la charpente arquée du grenier à riz, les relais de l'écran cliquetèrent en refroidissant... | |
| Carnage de Noël par OB | |
| Rue Faubourg Saint Antoine, sous la nuit sans étoiles, les réverbères éclairant un brouillard à couper aux couteaux, le Père Noël suivait seul le trottoir filant de Bastille vers Nation, deux kilomètres de magasins éteints, décorés par les fêtes. Devant lui, il ne voyait même pas le sol pavé... | |
| Effort | |
| Volé dans la tête d'un évadé par FXS | |
| Mal dans le dos, mal dans le cou, mal partout. Reins brisés, le corps dévoré par les moustiques, brûlé par le soleil, la peau craquelée qui part en morceaux. Au dessous, de la peau bien rose et tendre, pas encore prête. Plaies purulentes des piqûres de moustiques... | |
| Effort de rester par OB | |
| Aujourd’hui, vendredi 4 mai, la maison est vide, il est parti se promener. J’aime ces moments où je peux regarder calmement à travers la baie vitrée l’océan se déchaîner. J’aime cet instant exquis et intime où tout semble si léger. J’aime notre maison lorsqu’elle est vide de sa présence, lorsque je ne sens pas son souffle dans mon dos, ni les pas sur le plancher du premier. Ce matin, il est parti se promener... | |
| Fais un effort ! par PmM | |
| "Effort". Le mot avait une saveur douce, une sonorité presque orientale dans ma bouche tandis que je le répétai jusqu'à en oublier le sens. De nombreux efforts mis bout à bout devenait sans effort une forêt ; une forêt de sapins sombres, et rugueux, et piquants. Je rêvais devant mon listing. Le mot "effort" venait en deuxième position sur la feuille perforée. | |
| Apathie par EM | |
| Ca y est, il vient de prendre le vélo en maugréant. Il sait que pédaler le met en nage, que la chaleur est insupportable et que des mouches viendront se coller sur ses jambes nues. Il sait que s'astreindre à une heure d'exercice par jour n'est pas son idée... | |
| La Mort | |
| De Profundis Collectif | |
| De Profundis mes frères, pour vous également l'oraison aura lieu. Avant que de mourir, essayez donc un peu d'imaginer pour vous une mort amusante. C'est tout le sujet de cette oeuvre collective... | |
| Peine de Mort Collectif | |
| Le corps d'un homme sauvagement poignardé a été retrouvé ce matin dans le Parc Floral. D'après la Police ce meurtre a été commis dans la nuit, pendant que le Parc est fermé, sans doute par une des crapules qui font leur petit traffic a déclaré le Shériff Ted Richer... | |
| Quatre | |
| Quatre Collectif | |
| Créée pour fêter le quatrième anniversaire de KaFkaïens, cette oeuvre hypertextuelle collective a pour thème Quatre. Elle présente la particularité d'être composée de contributions écrites chacune par un auteur différent de KaFkaïens... | |
| Et après ? | |
| Cinq milliards de bugs pour l'An 2000 par FXS | |
| Il est trois heures du matin. Je viens d’achever mon tour de garde. J’ai franchi le millénaire en état d’alerte, les pieds dans la boue, sous une pluie torrentielle... | |
| Haute Sécurité par MS | |
| Je déteste les salles d'attente, celles des médecins, des dentistes ou des notaires.... Je déteste attendre en général, surtout chez les coiffeurs à cause des odeurs de cosmétique et de parfum. Ici, pas d'odeur, l'atmosphère semble totalement vide de traînées olfactives... | |
| La Glace par PmM | |
| Le froid coupant. Le froid brutal. Le froid qui gifle les rares parties du corps encore à nu. Sous les épaisseurs triples de vêtements sales, le froid ronge la peau, mord les muscles qui durcissent et ne frissonnent plus. Tout le corps souffre, tout ce qui n'est pas pelotonné meurt... | |
| Jeu d'Apocalypse par OB | |
| Je ne sais plus qui a commencé ce jour-là. Je crois que c'est moi. Qu'importe, ce vendredi 30 décembre, nous n'aurions pas du aller aussi loin. Après coup, il est facile d'examiner les erreurs de chacun. Maintenant, je vois désormais plus clair... | |
| Le Dernier Feu de Joie par EM | |
| Il n'y a rien après. Après le meurtre, je veux dire. J'ai passé trois mois à m'organiser. Trois longs mois de préparation maniaque pour que rien ne vienne gâcher la fête, pour ne rien oublier avant le jour choisi... | |
| Après les Choses par LN | |
| Je l'ai rencontrée juste un peu avant. Si je l'avais rencontrée plus tôt, je l'aurais peut-être suivie, après. Un ami me l'avait présentée. C'était lors d'un repas chez lui, à Paris... | |
| Elle était partie...et après ? par BS | |
| Elle lui avait dit qu'elle sortait mais il n'aurait jamais imaginé jusqu'à quel point. Des heures interminables d'attente, pour ne trouver qu'une petite note sous l'oreiller. Et donc, elle était sortie... en changeant de réalité. | |
| Sud | |
| Palette de couleurs par OB | |
| 28 juin 1999, Paris, la place des Vosges éblouie par un soleil timide, supporte comme chaque matin le passage incessant des parisiens partant au travail. Dans cette masse anodine pédestre, certains se distinguent par leur frénésie athlétique, d'autres plus attentifs à leur dépendance s'assurent de la bonne combustion de leur cigarette... | |
| Sud par FXS | |
| Je me souviens qu'Hervé n'aimait pas que l'on parlât de sa vie, et en particulier des circonstances qui l'ont amené à s'exiler au Togo. Pourtant, on ne compte plus le nombre de journaux ou d'émissions de télévision qui en ont fait leurs choux gras... | |
| Avant le Sud par PmM | |
| J'ai tué des hommes. J'ai tué des hommes lents aux costumes grenus ; j'ai tué des hommes secs vêtus du cuir épais des gardiens de troupeaux. J'ai tué des hommes jeunes, fatigués au matin, et des vieillards alertes en route vers la nuit... | |
| Vent du Sud par EM | |
| Hier, c'était vent du sud. Le matin, l'air était sec et froid, pas une branche ne bougeait. Je me tenais debout sur la terrasse. Les chiens trainaient devant la maison, ils paraissaient tristes et affamés... | |
| Sud par EM | |
| Recherche | |
| http://Ici.com/fr/Sable_y_est/ par MS | |
| Je suis tombé sur l'adresse en feuilletant le site AltaVista, un soir de déprime aux reflets d'insomnie. Comment parvenir à trouver le sommeil ? J'ai pensé à Knock, au docteur Parpalaid qui se contentait de préconiser l'usage intensif du code civil... | |
| Poncho le métarat par PmM | |
| " Aïe, ça picote ! " C'est la deuxième fois que je suis indexé aujourd'hui. En ce moment, j'ai l'impression que les moteurs de recherche s'acharnent sur moi. Pourtant, je ne crois pas avoir compilé de nouvelles informations... | |
| Recherche par LN | |
| Sa jupe n'était pas encore retombée qu'elle me manquait déjà.. | |
| Recherche par EM | |
| L'institut international de la recherche scientifique (l'IIRS) de Paris (France) est un immeuble high-tech planté au cœur du XIIIème arrondissement de la capitale. Haut de trois étages, il est couronné d'une impressionnante bulle vitrée de près de quinze mètres de diamètre. | |
| Contes érotiques | |
| Jeanne d'Arc par FXS | |
| C'était le 6 juillet, le jour de la fête à Faubert. J'avais 15 ans depuis deux jours. La maison était en effervescence. Nous attendions toute la famille pour le bal du soir, ceux de Chailly, d'Attèles, d'Etaguette, et l'oncle Albert et la tante Marie qui venaient de la ville... | |
| La Chute d'Eros par EM | |
| Après de longues années consacrées à la satisfaction des plaisirs les plus divers -du déniaisement brutal aux raffinements les moins coûteux-, F*** voulait essayer de ne plus penser au sexe... | |
| L'Eboueur par LN | |
| La première fois que j'l'ai vue, c'est y'a trois mois. Il était six heures du mat' environ. Je passais tous les jours devant cette maison. On les repère, les maisons dans cet arrondissement. Elle était coincée entre deux immeubles, avec une petite cour devant... | |
| Alcool secret par PmM | |
| "Tu es mon alcool secret..." comme disait le poème. Tu parles. Moi, c'est plutôt la gueule de bois qu'elle me donne cette nana. Une bonne gueule de bois bien plombée, avec des petits clous farceurs juste derrière les yeux, là où ça fait comme une petite cloche énervante de comptoir d'hôtel pilonnée par un vioque qui sucre les fraises... | |
| Contes de Noël | |
| Conte de Noël par EM | |
| 23 décembre. Je me souviens d'une maison sans étage. La mer n'était pas loin. Entre elle et nous, il y avait de la terre sèche et de grands arbres que le vent salé pliait à sa guise... |
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| Père Noël™ 38 par LN | |
| "Putain de bordel de merde ! C'est de pire en pire ! Chier !". Celui qui s'exprime dans ce langage fleuri, en cette joyeuse nuit de Noël, est habituellement connu sous le nom de Père Noël. | |
| Arbres | |
| La Pomme par PmM | |
| La nouvelle suivante est une nouvelle arborescente : à la fin de chaque page, deux parties distinctes de la dernière phrase vous mènent à deux suites différentes de la nouvelle. Pour lire cette suite.... | |
| Janus par FXS | |
| Vent battu. Plaine ratissée. Au bout du chemin se tord lombre de larbre puis, suivant le soleil, sétoffe, noie ses branches de squelette dans un fouillis de feuilles. Larbre sassèche par moitié, par le milieu partagé il est squelette et puis chanson du vent. | |
| Le fruit des pendus par FXS | |
| Cétait à une grande fête familiale. Mon grand-oncle avait décidé de réunir tous ses parents vivants, comme font souvent les gens qui approchent des quatre-vingts ans. | |
| Souvenez-vous par FXS | |
| En matière de conscience, il y a loin de lacquisition de la faculté aux résultats quelle produit. | |
| Métissage | |
| Les métisses par LN | |
| ...un projet de boite sur le net, quoi. Assez pour changer ma carrière, mais pas de quoi bouleverser une vie ou la société tout entière... | |
| Métissage par EM | |
| C'était, je pense, d'abord une question de soleil : du blanc laiteux à l'or plombé du sud. | |
| Guérison | |
| Les Olympiades de la guérison par FXS | |
| Résultat de la recherche
: Documents trouvés : 7 |
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| Pont Mirabeau par EM | |
| Il se fait tard. Il est tard et il pleut. Je l'attends et elle ne peut sans doute pas venir. Il pleut et il fait blanc, blanc de pluie serrée, collée contre les murs comme par de la colle blanche... | |
| Le Tueur par PmM | |
| Il regarde sa montre. Elle arrive cinq minutes en retard. Il descend de l'étage supérieur sans faire de bruit, pendant qu'elle ouvre les deux serrures. Quand la porte s'ouvre, il s'élance et la pousse à l'intérieur en la frappant à la nuque... | |
| Texte par TL | |
| Pourquoi, pourquoi, petite musique riante, n'arrives-tu plus à emporter mon coeur... | |
| Guérison par LN | |
| 8 h. 40, sur lautoroute du Nord. Son esprit est embrumé, mauvais réveil, réveil partiel. Le camion quil double le serre un peu. Pas de problème, il longe la glissière. Pas une seconde, il ne doute de ses mains qui tiennent le volant, qui tiennent sa vie. Elles ont tenu tellement de vies, ces mains, sur des tables dopération. Elles nont jamais failli, jamais déçu le chirurgien. Ni sa femme, dailleurs... | |
| A la manière de Jorge Luis Borges | |
| D'après Borges par FXS | |
| Je ne sais pourquoi, à ce moment crucial de ma vie, je me surprends à courir après un mot. Un mot dérisoire qui pourrait rendre compte de ma situation. Le premier qui me soit venu à lesprit est " condamné à mort ". | |
| Le coup du Léopard par AS | |
| Attention! Le titre de ce récit est un exemple parfait de racolage éhonté. Il n'y est en effet quasiment jamais question de léopard, hormis dans un seul paragraphe qui d'ailleurs n'a rien a voir avec le reste du bordel. C'est comme le fait de commencer cette histoire par un revolver... | |
| Les reclus par PmM | |
| La lente monotonie de notre vie avait été heureusement brisée par larrivée de Miguel Almoder, venant du nord à travers les bourrasques neigeuses qui isolaient notre chalet argentin. A vrai dire, il avait fallu limprobable conjonction de lépuisement de ses chiens de traîneau et de lapparition de notre toit pour quil poussât notre porte. Il resta trois jours. | |
| Le copiste par LN | |
| "Lire
est, pour le moment, un acte postérieur à celui d'écrire, plus résigné,
plus courtois, plus intellectuel." |
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| Les jumeaux | |
| Les jumeaux Pallas par FXS | |
| Je mappelle Pierre Pallas. Mon histoire personnelle na rien détrange. Je suis né dans un petit village des Ardennes, en 1941. Ma mère était fille dinstituteur, et se destinait elle-même à lenseignement. Mon père et mon oncle, bien sûr, étaient à la guerre. Une période troublée pour tous ceux qui lont connue, et qui en parlent encore... | |
| Quelques documents extraits du Projet Dioscures par AS | |
| Ce qui nous intrigue
dans la gémellité, cest bien sur lidentité de deux êtres, identité
que toute notre philosophie scientifique tient pour impossible et dont nous
avons pourtant linvincible nostalgie et quà travers lamour
par exemple, nous recherchons toujours sans la trouver jamais. Et si, comme beaucoup, en écrivant identité, nous lisons communion, lidentité totale implique une communion parfaite. Au risque de sy perdre... |
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| Les jumeaux du R.E.R. par LN | |
| Dans le monde, il ne saurait y avoir deux choses égales. (Jorge Luis Borges, L'Auteur) | |
| Le Déicide | |
| Un déicide par AS | |
| Quelles sont les raisons qui peuvent vous pousser à tuer un dieu ? La principale évidemment est qu'il se refuse à exaucer vos prières, fussent-elles absurdes. Pour s'émouvoir de l'histoire qui va suivre, il faut soit avoir la foi, soit être particulièrement touché par les manifestations de la bêtise humaine. A moins bien sûr d'éprouver une affection toute spéciale pour les orangs-outans... | |
| Un déicide par FXS | |
| Si vous vous rendez un jour dans la verte région de la Sylve, que vous y rencontrez les derniers Haulbiens, et si vous avez la patience d'attendre le 78ème jour suivant l'équinoxe de printemps, puis à nouveau 78 jours après celui-ci, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'année entière se soit écoulée et qu'un nouveau cycle commence, vous pourrez assister autant de fois à la cérémonie que les survivants de ce peuple appellent le Gevensdaff, la Mort-Offrande. | |
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