Walden ou la vie dans les bois Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de Henry David Thoreau - Gallimard
 

Bon, je dois avouer que la première fois que j'ai entendu parler de Thoreau, c'était dans un strip de Calvin & Hobbes, où les parents de Calvin ressassent les responsabilités accumulées dans leur vie d'adultes, le père s'écriant "Simplifions, simplifions, comme disait Thoreau"... Calvin passe à ce moment-là devant eux et déclare à l'attention du lecteur : "Je n'aime pas quand ils me regardent comme ça...".
Puis j'ai rencontré des références à Thoreau un peu partout, chez Nicolas Bouvier notamment, puis je suis tombé cet été sur un petit texte extrait de Walden ou la vie dans les bois dans une anthologie d'écrivains-voyageurs gentiment offert par la librairie Maupetit à Marseille. L'auteur y parlait "d'exiger la réalité" et de se dégager de tous les artifices de la vie moderne pour retourner à un dénuement constructif. Vivant à l'époque dans un très modeste duplex face à la Tour Eiffel, j'ai donc acheté Walden.
Pendant deux ans, Thoreau a vécu dans une cabane construite de ses propres mains près du lac de Walden en quasi-autarcie. Il retire de cette expérience d'ermite (rejoignant ainsi une longue tradition de reclus et de marginaux volontaires) un texte assez halluciné où se téléscopent détails triviaux, prévisions, budgets, conseils pratiques et fulgurances littéraires à couper le souffle. J'ai pensé plusieurs fois à la correspondance Vincent-Théo Van Gogh, assez ingrate à lire mais où quelques pages restent imprimées à jamais dans le cerveau du lecteur. Walden ou la vie dans les bois est un texte précieux en période de troubles.

 
EM
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