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J'aime beaucoup
Nick Hornby depuis Haute fidélité, prototype
du roman à prêter, à offrir, à disséminer
parmi ses amis pour en apprécier avec eux le potentiel humain.
Oui, ça paraît pompeux, dit comme ça, mais ce
livre est vraiment un petit moment de bonheur que l'on a envie de
partager.
Ce qui n'est pas du tout le cas de Vous descendez ? Bien
sûr, on retrouve la verve de Hornby et son incroyable capacité
à rendre les mots vivants, à trouver l'équilibre
juste de la phrase pour la rendre réelle, plausible. On retrouve
ses personnages définis en quelques mots et pourtant si humains,
si proches de soi ou de quelqu'un que l'on connaît. On retrouve
aussi son sens de la réalité, qu'il sait si bien doser
dans son cocktail de poésie, de lyrisme, d'émotion et
de tristesse. On suit l'histoire qu'il met en place avec des yeux
gourmands, appréciant la magnifique et longue introduction,
la constitution de son quatuor de personnages et la virtuosité
de sa narration à quatre voix.
Hélas, le livre s'arrête là. Les quatre presque
suicidés se trouvent, se sauvent, se comprennent presque et...
Et plus rien. On jurerait que Hornby a eu une très bonne idée
(de celles qui s'imposent à vous quasi-miraculeusement au réveil,
ou sous la douche, et surtout quand on ne les cherche pas) mais qu'il
n'a pas su qu'en faire. Et quand l'histoire s'effiloche apparaît
la trame grossière de l'intrigue, un vieux tissu usé
qui n'offre finalement plus beaucoup d'intérêt. On se
sent plus déçu que frustré.
Et c'est un livre que l'on n'a pas envie de prêter. |
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| PmM |
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