Vous descendez ? Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de Nick Hornby - Piment
 
J'aime beaucoup Nick Hornby depuis Haute fidélité, prototype du roman à prêter, à offrir, à disséminer parmi ses amis pour en apprécier avec eux le potentiel humain. Oui, ça paraît pompeux, dit comme ça, mais ce livre est vraiment un petit moment de bonheur que l'on a envie de partager.
Ce qui n'est pas du tout le cas de Vous descendez ? Bien sûr, on retrouve la verve de Hornby et son incroyable capacité à rendre les mots vivants, à trouver l'équilibre juste de la phrase pour la rendre réelle, plausible. On retrouve ses personnages définis en quelques mots et pourtant si humains, si proches de soi ou de quelqu'un que l'on connaît. On retrouve aussi son sens de la réalité, qu'il sait si bien doser dans son cocktail de poésie, de lyrisme, d'émotion et de tristesse. On suit l'histoire qu'il met en place avec des yeux gourmands, appréciant la magnifique et longue introduction, la constitution de son quatuor de personnages et la virtuosité de sa narration à quatre voix.
Hélas, le livre s'arrête là. Les quatre presque suicidés se trouvent, se sauvent, se comprennent presque et... Et plus rien. On jurerait que Hornby a eu une très bonne idée (de celles qui s'imposent à vous quasi-miraculeusement au réveil, ou sous la douche, et surtout quand on ne les cherche pas) mais qu'il n'a pas su qu'en faire. Et quand l'histoire s'effiloche apparaît la trame grossière de l'intrigue, un vieux tissu usé qui n'offre finalement plus beaucoup d'intérêt. On se sent plus déçu que frustré.
Et c'est un livre que l'on n'a pas envie de prêter.
 
PmM
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