J'avais gardé
la lecture de cette oeuvre pour les nuits d'hiver. L'hiver n'a pas
eu lieu, ni la fascination escomptée.
Il s'agit d'un
livre expérimental sur la lecture, l'écriture... Je
le lis avec plaisir car c'est en italien, c'est beau. L'auteur nous
perd dans des méandres de mises en abyme : un "Lecteur"
n'arrive pas au bout du premier chapitre d'un roman que déjà
celui-ci lui échappe et qu'un autre commence. Entre temps,
je pars en Italie et, sur place, je commence à lire un autre
livre de Calvino, Le città invisibili.
Dans ce deuxième
ouvrage, Marco Polo décrit des cités imaginaires à
Kublai Khan. En lisant ces petits textes, je me dis que je pourrais
bien écrire le dernier, raconter ma ville personnelle au
dos de la dernière page du livre. Je retourne ensuite à
Se una notte d'inverno un viaggiatore et ce petit périple
littéraire me semble bien sympathique, mais hélas...
Le risque de
l'écriture expérimentale n'est pas seulement de mal
vieillir, mais aussi de n'amuser que l'auteur et de lasser facilement
le lecteur.
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