Monet is Money Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de Ted Escott - Métaillié
 
L'histoire part d'un fait divers : le vol de tableaux célèbres de Monet au musée de Marmottan. L'imagination de l'auteur prend le relais pour inventer un complot alambiqué monté par de vieux parrains de la mafia dans le but d'en remontrer aux petits jeunes qui ne respectent rien. Déjà, les références à l'honneur maffieux qui est constamment bafoué, à la fierté et à l'honnêteté foncière des truands de haut vol est un peu dure à avaler, un peu comme un remake du parrain qui se voudrait profession de foi. L'histoire se poursuit avec une suite de rebondissements et de personnages qui sont de purs clichés irritants. Le tout est traité avec un ton semi-humoristique, qui, je le suppose, est censé justifier les clichés sus-dits, les faiblesses, l'approximation de l'ensemble, sur un mode léger et badin de conteur. Mais c'est raté, et l'irritation ne fait que croître. C'est simple, on dirait du San-Antonio, mais sans l'argot, sans Bérurier, sans les scènes de sexe, sans l'invention permanente et sans la distanciation (qui entre parenthèses disparaît singulièrement des aventures du Commissaire depuis que Frédéric Dard vieillit un peu trop. Arrête, arrête, Frédéric, s'il te plaît !). Donc, pour en revenir à Monet is Money, ce n'est même pas agréable à lire dans le RER. C'est dire.
 
PmM
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