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Les Shaas sont
les fondateurs d'une civilisation basée sur une règle
fascistoïde, la Praxis. Conquérants et technologiquement
très avancés, les Shaas ont soumis plusieurs races galactiques
dont les humains, et ont formaté les cadres de ces races en
instituant une pairie et une aristocratie destinées à
assurer le contrôle social et la conservation de la Praxis.
Puis par désuvrement d'immortels, ils ont commencé
à mourir : le roman de Walter Jon Williams commence au moment
où le dernier des Shaas se décide au suicide, entraînant
avec lui dans la mort les représentants de ses familles protégés.
Sur ce tableau, Walter Jon Williams brosse le portrait d'une société
complètement contrôlée par la Praxis, dans toute
la rigueur de son application mais aussi avec les doutes et les flottements
de ceux qui la subissent : bref, le portrait exact d'un société
où la loi fasciste ne rencontrant plus d'opposition est devenu
la règle commune, les liens de protection et de services mutuels
entre oligarques tenant lieu de contrat social. Tout cela est mis
en place par petites touches très réussies, à
travers les tribulations des deux héros de l'aventure, dont
l'arrivisme exploitant les règles sociales de la Praxis est
au fond complètement normal dans une telle société.
Quand le dernier Shaa meurt, l'impensable -au sens de la Praxis- mais
prévisible arrive : une race tente de prendre le contrôle
de l'empire et de le soumettre par la ruse et la force. Arc-boutés
sur les restes légalistes de la Praxis, les humains et les
autres races résistent . Les combats galactiques se succèdent
avec pour une fois une description très réaliste des
problèmes posés par les accélérations
et les décélérations des vaisseaux. Le premier
tome s'achève sur des revers et des victoires pour la coalition
fasciste, qui sont ici les gentils. Bizarre, non ? On espère
pourtant leur victoire. En tout cas, on attend le tome suivant avec
impatience ! |
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| PmM |
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