Le Seigneur des Damnés Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
de Robert Silverberg
 
Quand j'étais petit, pendant les vacances d'été, je me délectais certains soirs des mirobolantes aventures de la Marquise des Anges, dont les rebondissements vus et revus gardaient toujours la même saveur prévisible. Ah, Joffrey de Peyrac, le Rescator, c'était l'aventure. Un peu plus tard, je dévorais les pages magiques de Jules Verne ou d'Alfred Van Vogt, et j'y retrouvant ce souffle épique qui me plaisait tant.
Depuis, j'éprouve toujours un grand bonheur quand je tombe au hasard des rayonnages de ma chère bibliothèque publique sur un livre d'aventures, et particulièrement quand ce livre mélange les faits historiques au romanesque le plus échevelé, ce qui est le cas du Seigneur des Damnés.
Je ne vous dévoile rien pour que vous puissiez être surpris et enchanté comme je l'ai été (en espérant que vous êtes sensible à ces livres comme je le suis, sinon vous pourriez trouver ce livre aussi faux qu'un décor de western en carton pâte), mais je vous donne quelques éléments susceptibles de vous mettre en appétit : l'Afrique inexplorée, des comptoirs de commerce, des intrigues de palais, un pilote de navire anglais prisonnier des portugais, des tribus sauvages en guerre, des femmes lascives ou amoureuses, des expéditions dangereuses, de l'or, des fièvres, des festins, des batailles, la force et l'intelligence, des mousquets, des arcs, des navires, le craquement des mâts, la savane, l'herbe jaune qui ondule sous la chaleur, des fauves, la chair humaine qui
mijote, des prêtres en soutane et d'autres nus, des cérémonies barbares, des prisons, des cachots, l'air du large, des vapeurs méphitiques...
Et par dessus tout, le souffle, le souffle, le souffle de Silverberg dont on ne dira jamais la maîtrise du conte, des rebondissements et des péripéties. Finalement, les livres qui vous laissent navrés de quitter leur héros sont peu nombreux : le Seigneur des Damnés en fait partie.
 
PmM
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