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Parisien mon ami en ta magnificence
Daigne offrir un regard à l’humble troubadour
Qui s’extasie ici en d’humbles vers de cour
Pour vanter alentours ta veule suffisance

Alentours pour le coup ce n’est pas suffisant
C’est au Monde, que dis-je, à l’Univers entier
Que mon chant boursouflé se devrait adresser
Pour rendre compte à tous de tes charmes grinçants

Que les Terriens connaissent ta mâle ingratitude
Que les Martiens s’affolent de ton dédain sans fond
Que les Cétiens aussi se fassent traiter de cons
Que tu piétines E.T. avec tes certitudes

Car vois-tu mon ami, il faut bien reconnaître
Que de tous les crétins tu es le plus têtu
S’il y avait un concours d’imbuvables obtus
Ah mais le Parisien passerait pour un maître

Personne dans le monde ne réussit si bien
A garer son 4X4 sur un passage piéton
Puis ses clopes achetées, partir en traitant de con
L’handicapé en fauteuil qui attendait en vain

Un bras sur la portière bloquant la voie de bus
Pestant contre les cons qui circulent partout
Le Parisien défendra envers et contre tout
Son tas de tôle chromée brillant comme Phébus

Le beauf véhiculé n’est pourtant pas le pire
L’imbu de sa personne, de son fric, de sa pompe
Voilà le vrai danger, celui dont on craint l’ire
Celui dont il faudrait faire reluire les pompes

En un mot le bourgeois ; le bourgeois parisien
Sûr d’être le centre exact de la pensée française
Celui qui use ainsi des autres à son aise
Celui vers qui s’inclinent les hommes du commun

 
 
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