Le Fauteuil en Velours Brun Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Les frimas sont là. Le chat a dégagé de la place qu'il occupait à la suite d'un pari malheureux (voir notre dernier numéro) et a retrouvé sa place habituelle près du feu. Solidement calé le cocktail à la main (Drunk Bizoo : une part de rhum blanc, parts égales de jus de pêche, orange, pomme, framboise, litchi, fruit de la passion le tout mixé avec de la glace) nous voici rétabli en nos prérogatives de maître de maison sagace et un rien blagueur. Le chat va prendre un coup de tisonnier pour solde de tout compte. Mais avant, quelques livres...

 
L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde
Les Scorpions du Désert - Le chemin de fièvre de Pierre Wazem
Brooklyn Follies de Paul Auster
Globalia de Jean-Christophe Rufin
L'Algébriste de Iain M. Banks
Je m'en vais de Jean Echenoz
 
 
L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

Faisons semblant de croire quelques heures que la littérature et les arts règnent sur le monde. Que des distributeurs automatiques de citations de Shakespeare pullulent aux coins des rues. Que des questions fondamentales comme " qui a écrit les heures de Shakespeare ? " déchaînent les passions. Que les baconiens n'hésitent pas à en venir aux poings pour défendre leurs positions face aux johnsoniens. A tel point que le gouvernement anglais a dû créer une brigade spéciale de police spécialisée en littérature. L'héroïne Thursday Next fait partie de ces LittéraTecs. Elle est la seule personne qui puisse reconnaître l'ennemi public n°1, Acheron Adès. Celui-ci en effet n'impressionne ni les pellicules, ni les caméras de surveillance ! C'est dans ce monde délirant, où le Pays de Galles est indépendant et en guerre froide avec l'Angleterre, où la guerre de Crimée n'est toujours pas finie, qu'Achéron Adès trouve le moyen de kidnapper des personnages de romans et de réclamer d'énormes rançons… Ce livre est le genre de surprises qu'on ne cherche plus tant elles sont rares. Une originalité délirante, des trouvailles à chaque page, un univers parallèle doté de sa propre réalité.
Il paraît qu'il y a une suite aux aventures de Thursday Next, je cours l'acheter.

LN
 
 
Les Scorpions du Désert - Le chemin de fièvre de Pierre Wazem

Il était difficile de concevoir qu'un auteur de bandes dessinées reprendrait les personnages créés par Hugo Pratt même s'il l'avait lui-même souhaité. L'univers de Pratt est si dense et si remarquable qu'on voyait mal qui aurait l'envergure nécessaire à sa continuation. Avec la caution de Patricia Zanotti (gardienne officielle du temple) et de Jean-Claude Guilbert (photo à l'appui !), ami de Pratt et compagnon de nombre de ses aventures éthiopiennes (même si on devine qu'au départ il était prévu une collaboration Wazem-Guilbert qui n'a pas eu lieu), c'est donc Pierre Wazem qui s'y est essayé et on ne peut que rendre hommage à ce certain courage.
La BD en elle-même n'est pas géniale : elle contient un peu trop de tous les éléments forts de l'univers prattien pour être crédible, je dirai même qu'elle est un peu trop "Corto Maltesienne" pour un opus des Scorpions du Désert... Casterman aurait dû interdire dans le contrat de Wazem toute discussion sous la une à Venise.
Mais je ne veux pas faire la fine bouche, Wazem a prouvé qu'on pouvait s'approprier les personnages de Pratt et j'espère qu'il aura l'occasion de continuer ce travail en trouvant une histoire plus juste et plus personnelle pour la suite.
Et Corto ? Qui va s'atteler à continuer Corto Maltese ? Casterman et Zanotti ont particulièrement bien joué à mon avis en commençant les continuations de l'oeuvre de Pratt par les Scorpions peut-être moins "exposés" que Corto : ce tome des aventures de Koïnski a le mérite de réouvrir tous les possibles.

EM
 
 
Brooklyn Follies de Paul Auster

Est-il plus difficile d'écrire sur le bonheur que sur la déchéance, se demande-t-on à la lecture du dernier roman de Paul Auster. Auster a du mal à décrire le bonheur. Sous sa plume, l'espoir semble presque niais.
Il nous a habitués à des personnages qui poursuivent des chimères (Anna Blum), qui se clochardisent (Cité de Verre, Moon Palace), il a créé de toutes pièces un univers personnel composé essentiellement d'un vertigineux sentiment de solitude (celle de l'écrivain face à sa feuille), de lentes descentes aux enfers de la société (les sans-abri), de la sensation de faim (qu'il a connue durant ses premières années de galère littéraire). Et on s'y est fait. A la lecture d'un roman d'Auster, on pressent que les joies ne sont que provisoires, que le sort va encore s'acharner sur celui qui sera le moins apte à lui faire face, que l'histoire et les personnages finiront par se dissoudre dans le néant de leur existence.
Alors, à chaque fois que l'on tourne une page de Brooklyn Follies, on s'attend au pire. On s'imagine qu'il y a derrière la page un monstre prêt à se ruer sur Tom ou Nathan. On se dit, Non, ça ne va pas durer ! On lit alors plus fébrilement, on a presque envie de sauter des lignes pour que cesse la souffrance de l'ignorance, pour savoir au plus vite quelle catastrophe va les engloutir. Comme saisi de vertige, on a envie de sauter plutôt que de continuer à espérer. Le bonheur est si fragile, si miraculeux, instable. On en prend conscience, on commence à se sentir soi-même chanceux, redevable (à qui ?) de n'être pas malheureux.
Seul un grand romancier peut réaliser ce triste miracle : nous rendre anxieux devant un tableau bucolique. Parce qu'il a préparé le terrain, lentement, livre après livre. Brooklyn Follies serait-il un chef d'œuvre sans le contexte des romans antérieurs d'Auster ? Impossible à juger, c'est trop tard pour moi, je les avais déjà tous lus… Qu'un lecteur tente l'expérience : découvrir Auster via Brooklyn Follies, vierge de tout repère. Quant aux autres, ceux qui savent et ne peuvent oublier Anna Blum, qu'ils relisent la trilogie New-Yorkaise, qu'ils oublient mon petit article, et qu'ils tremblent en lisant Brooklyn Follies

LN
 
 
Globalia de Jean-Christophe Rufin

Globalia est le nom de la démocratie universelle gouvernant la Terre, dans un futur proche -un ou deux siècles, la chose est volontairement laissée dans le vague-. Cette démocratie, idéale en apparence, présente en réalité de graves défauts: la standardisation, la pression consummériste, la propagande publicitaire, ont enfermé le citoyen dans des modèles comportementaux dont il ne peut s'écarter sous peine d'être mis en marge. La liberté n'y est qu'apparente: la presse est aux mains de puissants anonymes qui s'en servent pour manipuler l'opinion, de larges étendues (les "non-zones") sont laissées à l'écart de la prospérité et la population y est retournée à un état pré-technologique, l'environnement physique a été stérilisé, sécurisé, les citoyens vivent sous d'énormes bulles de verre dont il est interdit de s'échapper, etc...
De ce "meilleur des mondes" Baïkal Smith, jeune homme de vingt ans, cherche à s'échapper. Il entraîne à sa suite Kate, sa dernière conquête. Leur tentative se solde bientôt par un échec. Au dernier moment Kate recule devant l'aventure, laisse Baïkal en plan et s'en retourne vers Globalia. Baïkal est très vite repris puis présenté à Altman, vieillard mystérieux dont on comprend rapidement qu'il est de ceux tirant les ficelles dans l'ombre de la démocratie. En quête d'un nouvel Ennemi Public à jeter en pâture à la presse et aux globaliens, Altman décide d'utiliser Baïkal, en retournant son désir de liberté en révolte contre le système. L'Ennemi public est, explique-t-il, la garantie de stabilité au sein de Globalia. Baïkal n'a pas le choix. Il se retrouve livré à lui-même, abandonné au coeur des "non-zones".
Mais dans Globalia, Kate s'inquiète de son sort. Elle fait la connaissance de Puig, journaliste écarté de la société pour avoir fourré son nez où il ne fallait pas. Ensemble ils se lancent sur les traces de Baïkal, et pénètrent toujours plus loin dans les milieux interlopes qui, à l'intérieur de la démocratie, commercent avec les non-zones. Mais à peine sont-ils parvenus à leurs fins qu'on les découvre victimes d'une machination, ourdie par le même Altman, afin de démasquer parmi la poignée de puissants se partageant le pouvoir un traître qui se dissimulait derrière Walden, une association de bibliophiles, quasi clandestine quoique légale. Le traître est finalement démasqué, Baïkal, Kate et Puig restent dans les non-zones où ils vivent heureux en ayant beaucoup d'enfants.

Si ce résumé vous paraît confus, n'en blâmez personne d'autre que Rufin. Globalia, vous l'aurez peut-être compris, est un roman à thèse. Or, le roman à thèse, proche de la fable, est un exercice périlleux dont seuls de très grands noms (Diderot, Voltaire) se sont tirés sans trop de dommage. Las, Rufin n'est pas Diderot. Les défauts de son livre sont trop nombreux pour être présentés ici en détail: style maladroit, détails contradictoires, thèse peu claire, problématique mal dégagée (je garderai un silence pudique sur les éléments les plus embarrassants, comme la tribu des Fraiseur dans les non-zones, ou le costume de mousquetaire arboré par Puig le journaliste)... On pourrait excuser l'auteur en avançant qu'il n'est pas un familier de la science-fiction. Cet argument a été souvent utilisé par la critique trop indulgente. Toutefois, même s'il tenait debout, là n'est pas le plus grave. Ce qui fait de Globalia un mauvais roman vient de l'incohérence des personnages. Dans les premières pages, l'histoire entre Baïkal et Kate nous est présentée comme un échec. Vingt pages plus loin, on les retrouve amoureux pour la vie, sans qu'aucun changement dans leurs situations vienne justifier ce brusque revirement. Puig, totalement étranger à leur histoire, prend néanmoins fait et cause pour eux et risque sa vie pour les sauver. L'alliance abracadabrante entre les trois jeunes devient soudain le moteur de l'intrigue. Dotée d'un pareil moteur, celle-ci se met à boîter furieusement. Qu'à cela ne tienne, Rufin n'en a nul besoin pour avancer: il a déjà une thèse. Il se met donc à tirer son histoire vers une fin préprogrammée. Au bout de 450 pages laborieuses, celle-ci vient s'écraser sur un dénouement hâtif avec la grâce et la précision d'un charter à court de carburant. Le dernier chapitre et l'épilogue lui-même sont consacrés à un déballage précipité d'informations pourtant essentielles. Il faut dire que jusqu'à présent, trop occupé à tenir à bout de bras une structure branlante, bringuebalante, mal soudée, menacée à chaque ligne de complète dislocation, Rufin n'a jamais trouvé le temps de les livrer.

Nous avons tous, dans notre entourage, une personne dont la particularité est de ne pas savoir raconter les histoires. En trois phrases à la syntaxe hésitante, ponctuées de "euh...", de "Comment ça marche, déjà..." et de "non, attends, en fait c'est pas ça, c'est le premier gars qui dit...", il nous livre une chute sans queue ni tête avant de lever les bras au ciel et de s'écrier, dans le silence consterné qui suit son intervention: "Ah mais non! En fait c'est pas un crocodile qu'il trimbale en laisse, c'est une brosse à dents !..." Dans Globalia, Rufin semble frappé de la même inaptitude. Le roman lui-même n'aurait rencontré aucun succès si l'auteur n'avait été auparavant récompensé par trois prix littéraires majeurs. Ironie suprême : Rufin se révèle comme la parfaite illustration de ce qu'il cherchait à dénoncer : une imposture médiatique.

Ouvrage bien médiocre, Globalia est loin, très loin, du Ubik de Philip K Dick ou des Dépossédés d'Ursula Le Guin. La science-fiction est peut-être de la littérature de genre, elle n'en réclame pas moins une certaine maîtrise. Dans ses portraits hâtifs et incohérents, dans le développement de son intrigue, dans la présentation de son univers ou dans la qualité de sa langue, Jean-Christophe Rufin n'en a montré aucune.

FXS
 
L'Algébriste de Iain M. Banks

Nous sommes en 2043 et, si l'homme a conquis les étoiles, il n'est pas vraiment parvenu à se débarrasser de ses traits de caractère les plus charmants. Le dernier roman de Iain Banks prend place à la fin de ce qui semble avoir été une trop courte période de paix et au début d'une nouvelle guerre de religion sanglante. Les quelques allusions que Banks fait au passé de la race humaine ne nous parlent que de guerres et de génocides divers, rebellions, indépendances ou réunifications, et la guerre contre les machines intelligentes.
The Algebraist ne fait donc pas partie du cycle de la Culture, cette société intergalactique, hédoniste et bienfaisante, qui constituait l'arrière-plan de la plupart de ses romans d'anticipation. Cela pourra poser un problème aux lecteurs les plus enthousiastes de Banks qui comme moi passeront sans doute une partie de leur temps à chercher des indices de la présence de celle-ci ou peut-être simplement à espérer que, soudainement, un grand vaisseau au nom improbable se révèle au détour d'un soleil pour mettre fin aux massacres.
(Ce roman pourtant répond par défaut à une question que les fans de Banks - du moins ceux qui n'ont pas lu State of the Art - avaient pu se poser : la Culture n'est pas une société humaine, nous ne pouvons pas vraiment espérer atteindre un tel degré de civilisation.)
The Algebraist est l'histoire d'une quête. Fassin Taak est un Slow Seer, un spécialiste des Dwellers, une civilisation extra-terrestre mystérieuse presque aussi ancienne que l'univers dont les membres se retrouvent au sein de toutes les géantes gazeuses (pensez : Jupiter) de la galaxie. La quête de Taak est simple en apparence, la toute dernière aberration du caractère humain, Luseferous, et la guerre de religion qu'il a fomentée, se dirigent vers le système de Ulubis. Un seul espoir pour empêcher un massacre autrement inévitable : mettre la main sur le système de transport interstellaire instantané que les Dwellers sont censés posséder. D'une façon plus générale, ce système apparaît comme le seul espoir de toute la race humaine qui, divisée comme elle l'est à présent, ne semble pas avoir d'autre future qu'une suite sans fin de guerres de sécession et de réunification. Le problème est que Les Dwellers ne sont pas vraiment coopératifs : plus interessés par les chasses rituelles de leurs rejetons, leurs courses de vaisseaux antiques ou le déroulement de leurs guerres curieusement ludiques et formelles que par la survie de la race humaine. Ce qui est compréhensible après tout, quand votre espérance de vie se situe aux alentours du milliard d'années vous avez tendance à ne pas trop accorder d'importance aux créatures qui naissent, se reproduisent et tombent comme des mouches autour de vous!
La quête de Fassin Taak occasionnera alors des découvertes surprenantes : il devra remettre en cause beaucoup de ce qu'il croyait certain, au sujet des Dwellers bien sur mais aussi de l'histoire de la civilisation humaine.
Mettons-nous d'accord d'emblée : Iain Banks est toujours excellent. Certains de ses romans -surtout parmi ceux qui ne se rattachent pas à la SF- sont parfois moins excellents que d'autres mais même Dead Air ou Le Business seraient considérés comme des succès s'ils avaient été écrits par un auteur différent. D'autres, comme Use of Weapons ou Against a Dark Background resteront parmi les classiques du genre et The Algebraist fait sans aucun doute parti des meilleurs. Il contient tout ce qui a fait le succès de Banks, son sens de l'humour un peu surprenant et souvent cruel, sa capacité d'inventer des personnages ou même des civilisations entières qui demeurent longtemps dans l'esprit du lecteur, le réalisme et le rythme de ses scènes d'action, sa maîtrise des procédés narratifs qui lui permettent de mettre en place le cadre entier de son histoire sans jamais ni trop désorienter le lecteur, ni le faire bailler par de trop longues scènes d'exposition (pensez respectivement à L'Espace de la révélation ou Le Samouraï virtuel, deux romans pourtant excellents sous bien des rapports) et son amour des retournements de situation, de ces révélations finales où tout d'un coup nous comprenons que nous n'avions rien compris.
C'est un univers complexe et fascinant que celui que Banks met ici en place et beaucoup de questions demeurent sans réponse à la fin du roman ; si cela veut dire que l'auteur a plus ou moins définitivement abandonné l'univers de la Culture pour celui de la Mercatoria, il n'est pas sur que ses lecteurs aient rien perdu au change.

AS
 
Je m'en vais de Jean Echenoz

Quelques jours avant de mourir, l'assistant du personnage central (marchand d'art dont l'affaire périclite) le met sur la piste de pièces très rares enfouies dans les cales d'un navire échoué sur la banquise depuis 40 ans. Il part en expédition, et finit par ramener le trésor. Le soir même, quelqu'un pénètre dans l'atelier et le lui dérobe.
Très rapidement, la police localise le coupable. Pour des raisons qui ne vont pas tarder à apparaître, l'inspecteur chargé de l'enquête lance le personnage central sur ses traces. Une surprise attend en effet ce dernier. Il revient avec le trésor, en tire beaucoup d'argent. Sa vie change : appartement somptueux, vêtements élégants, nouvelle femme. Mais change-t-elle vraiment ?

Faire un résumé de Je m'en vais est sans doute la pire façon d'en parler. L'histoire est cohérente et pourrait servir de synopsis à beaucoup de films d'action. Les personnages sont des gens ordinaires vivant chacun un peu enfermés dans leur milieu professionnel. Leur base de communication est souvent étroite. Ainsi l'expédition dans le Grand Nord est décrite par le prisme d'un parisien d'une cinquantaine d'années n'ayant que peu de goût et d'expérience pour l'aventure. Ce même parisien finit par entretenir avec le jeune enquêteur une relation plutôt taciturne quoique pleine d'estime réciproque. Les personnages d'Echenoz sont condamnés à cette solitude qui est notre lot à tous. Jamais pourtant le livre ne verse dans le pathos. Tout le talent d'Echenoz tient dans la distance qu'il parvient à mettre dans son écriture. Restant prudemment à côté de son histoire et de ses personnages, se permettant parfois une intervention critique ("Il faut bien dire ce qui est : Baumgartner m'ennuie"), il joue avec son livre. Il se refuse à l'introspection, préférant une écriture plus objective. Elle n'est pas neutre pour autant. Echenoz manie l'ironie avec une gaîté légère qui n'est pas sans rappeler celle des meilleurs ouvrages d'Amélie Nothomb. Il s'est choisi la position d'un auteur-narrateur qui serait omnipotent, mais pas omniscient. Ceci lui offre une liberté dont il use avec parcimonie, mais toujours en s'amusant. C'est tant mieux pour moi. Ce plaisir d'écrire, absent de tant de romans français dont je viens de terminer la lecture (voir la Pile de Bouquins pour plus de détails) produit de véritables pépites qui me consolent de bien des désappointements. A croire qu'en littérature, l'or ne se cache pas dans le sable, mais dans la merde. Et plus celle-ci est profonde, plus précieuses sont les pépites.

FXS
 
 
 
Oh Oui ! vos réactions Ah Non !
Voir les autres textes de cet auteur - Envoyer ce texte à un ami
KaFkaïens Magazine - Tous droits réservés