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je n'ai pas assez
de visages pour tout regarder.
inaltérables car le changement même
passent les nuages
qui se déploient en tournoyant
ils se déroulent en boucles d'une infinie tendresse
blocs de d'histoires écrites dans l'air vibré
les nuages passent
rien ne saurait les approcher un peu
si ce n'est un oiseau noir qui
quand je le souhaite ou quand je l'ordonne
passe à la commande parmi les filaments tenus
qui suspendent le ciel
l'aile qui fend l'air ne fait qu'embrasser les nuages.
lors d'un moment le ciel fut vide
c'est au loin que partent les nuages
sans s'embarrasser des curs qui ne voyagent pas
sans même un signe à ceux qui sont à terre
les nuages ont ceci de blessant
qu'ils sont constitués de douce indifférence
et qu'il faut savoir perdre le regard
pour les voir s'effiler en toutes directions |
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| EM |
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