Platane Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Je pousse mes griffes vers le ciel pour attraper les nuages.
Les nuages passent.
Je tords mes épaules pour retenir la terre.
La terre m'ignore.
Je dresse mes mille mains pour cueillir le soleil.
Le soleil est trop loin.
Je m'étends comme un charme pour assècher les lacs.
C'est la soif qui me reste.
Je repte dans le sol pour m'accrocher au monde.
Le monde est trop petit.

Ainsi s'est gravé le platane, celui dont l'écorce contenait l'univers.
Son cœur a pris feu, il a laissé dans les nuit des flammes étonnées.
Aujourd'hui ne se voient que cendres, tristesse et meurtre.
Demain peut-être un arbrisseau ténu chantera le platane.

 
EM
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