Je pousse mes
griffes vers le ciel pour attraper les nuages.
Les nuages passent.
Je tords mes épaules pour retenir la terre.
La terre m'ignore.
Je dresse mes mille mains pour cueillir le soleil.
Le soleil est trop loin.
Je m'étends comme un charme pour assècher les lacs.
C'est la soif qui me reste.
Je repte dans le sol pour m'accrocher au monde.
Le monde est trop petit.
Ainsi s'est
gravé le platane, celui dont l'écorce contenait l'univers.
Son cur a pris feu, il a laissé dans les nuit des flammes
étonnées.
Aujourd'hui ne se voient que cendres, tristesse et meurtre.
Demain peut-être un arbrisseau ténu chantera le platane.
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