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1
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Je vais quitter
la maison de mes parents.
Ils ont dépassé les bornes.
Ado, je ne l'avais pas remarqué, mais maintenant, la réalité
est remontée à la surface : mes parents sont des gros
obsédés du cul !
Je peux vous dire qu'avoir des parents pervers n'a rien de drôle.
Plus ils vieillissent, plus ils deviennent vicieux, plus ils recherchent
entre eux ou avec d'autres des opportunités que je qualifierais
de pornographiques. Ils s'accrochent à la vie à tout
prix en vouant à ces instants de jouissance une vénération
proche de la démence. Par la même occasion, ils oublient
que leur fille vit toujours avec eux sous le même toit.
Ok, je suis majeure. Ok, j'aurais pu quitter la maison plus tôt.
Mais malgré mes trente ans bientôt acquis, je reste
particulièrement choquée par le manque de respect
qu'ils ont quand, la nuit tombée, ils s'enferment à
2, à 3, à 4 ou à plusieurs dans leur chambre
ou dans le salon pour s'adonner à leur rituel obscène,
pour hurler haut et fort leur plaisir retrouvé.
Déjà il est difficile pour une célibataire,
sujette à de fréquentes pénuries sexuelles,
d'écouter calmement un coït bruyant, mais si en plus
il s'agit de vos propres parents qui viennent vous narguer juste
devant votre porte de chambre, cela devient insupportable. Insupportable
ces plissements de tissus saccadés, ces chocs de langues,
ces cris si peu étouffés, ces ouis d'enthousiasmes,
ces salives dégoulinantes et résonnantes de sperme.
Bref, inutile d'en rajouter, vous avez compris que je suis au bord
de craquer, de quitter une bonne fois pour toute, le cocon familial
devenu baisodrome permanent, icône de ces jeunes vieux parents
en mal de vivre autrement que par leur sexe puant !
Un matin, ma mère, la cinquantaine juste passée, me
disait en trempant sa tartine dans son thé :
" - Tu sais depuis que ton frère à quitter la
maison et que tu es grande, ton père et moi on a retrouvé
une nouvelle jeunesse qu'on avait perdu avec vous. "
Je la tue toute de suite, où je la laisse me narguer ?
" - Ah oui ! Et ben c'est bien ! Tu peux me passer la théière
s'il te plait. "
Tiens, ma mère se fige. Elle prend son ton grave comme si
elle devait m'annoncer la mort d'un proche.
" - Anne, promets-moi d'y penser à plusieurs fois avant
de faire des enfants, d'accord ? Parce que pour moi,
je vous
ai eu très jeune et je n'ai pas profité à l'age
où l'on a un corps parfait de toute la richesse érotique
de mon corps
- Maman ! "
Là voilà partie et inutile d'essayer de l'arrêter,
quand elle veut me parler cul, c'est impossible de la stopper sans
s'énerver. Elle ne comprend pas qu'une fille veut voir une
autre image de sa mère qu'un simple garage à bites
pour son père et ses copains. C'est lourd. Pitié,
maman, arrête ! Mais non, elle continue :
" - Mais c'est vrai ma petite. Tu as trente ans, tu as des
formes sublimes, un corps en bon état de marche. Tu devrais
t'envoyer en l'air tous les jours, changer de partenaires, essayer
des positions acrobatiques
- Maman, arrête, tu vas me donner envie de vomir.
- Petite prude, va ! Tu es grande maintenant. On peut bien discuter
crûment entre nous, non ?
- Et bien non ! Je n'en ai pas du tout envie, ok ?
- Tu as peur de parler de sexe. Moi, je n'ai pas peur. Je peux tout
te dire. Par exemple
- Je ne veux pas d'exemple
- Je suce très bien ton père.
- Pitié, maman, je ne veux pas le savoir. Que tu suces mon
père, son copain, les oncles et les tantes, j'en ai rien
à battre, tu comprends ! Tu me dégoûtes, maman.
- Je te dégoûte ? Tu as honte de ta mère, c'est
çà ? "
Et voilà, elle boude. Seule manière de l'arrêter,
la heurter. Elle en a presque les larmes aux yeux. De toute façon,
à chaque fois que je parle avec ma mère plus d'une
minute sur ce sujet, on s'engueule et elle pleure.
Je profite du silence pour terminer mes tartines et m'extirper au
plus vite du piège du petit déjeuner. Il manquerait
plus que mon père mette son grain de sel.
" - Je voulais juste te faire profiter de mon expérience.
Avec ton père, on a vécu 25 ans d'une sexualité
que trop banale ! Et maintenant on découvre de nouvelles
façons
- Je m'en fous !
- A plusieurs !
- Tais-toi.
- Par la bouche
- Maaammmaaan !
- L'anal aussi.
- Mais tu es incroyable. Je te demande d'arrêter et tu en
rajoutes. Qu'est-ce qu'y te prend ce matin ? C'est une conversation
complètement surréaliste. Je suis ta fille. Oh oh
! Je suis ni ta copine, ni ta collègue de bureau, ni un psy.
Alors parle de tes chaleurs à quelqu'un d'autres.
- C'est pour t'aider.
- Non, c'est pour t'aider ! Et de toute façon, je n'ai pas
besoin d'être aidée. Je vais très bien, moi.
Je n'ai pas un vagin à la place du cerveau, moi. Ok, je suis
célibataire, mais nous sommes des milliers à Paris
à être célibataire. J'ai des relations sexuelles
épanouies et je n'ai pas besoin de tes conseils. De toute
façon, j'en ai assez. Je vais me tirer d'ici. Je vais prendre
mes cliques et mes claques, et je vais aller chercher un appartement
ailleurs ! Salut. "
J'ai viré la chaise, claqué la porte de la cuisine,
puis celle de la maison, prit la tangente. Ce soir, je sors.
2 -
Nuit blanche
à Paris. C'est la seconde édition.
Tout le monde a décidé de sortir ce soir, faire la
queue aux attractions du maire. L'ambiance est électrique
par moment. Le temps y est pour beaucoup. On annonce des orages.
Mes parents ont dégotté des places pour une free sex
party au-dessus Pigalle. Des amis d'enfance m'ont-ils dit comme
si cela les excusait.
Nous, on est sorti avec quelques copines. Quelques queues interminables
devant les musées. On a fini à la piscine nocturne.
Un moyen d'essayer de rencontrer quelqu'un avant la nuit. Ce soir,
je ne veux pas rentrer seule. Pas question de me coucher à
la maison seule, à côté de mes deux pervers
de parents.
La mission si vous l'acceptez sera de dénicher un étalon,
de le ramener à la maison et de faire l'amour frénétiquement
à en briser les vitres du salon, juste au moment où
mes parents voudront s'endormir.
Rien que d'y penser, çà m'excite. Je peux les remercier.
Ils ont réussi à me refiler leur libido. Donc, en
avant marche. Cherchons dans les couloirs des douches, sur le rebord
de la piscine, le Roco qui va enflammer ma nuit. Il faut procéder
par élimination. Pas d'intello, même beau. Il y a rien
de pire qu'un homme qui se croit intelligent. Il en oublie d'être
bandant. A croire que l'on ne peut pas bien baiser avec intelligence.
Il faut que cela vienne d'ailleurs. Des tripes, du bide, de l'animal
qu'on a en nous. Alors çà ! L'animal ! C'est un truc
que le parisien branchouille ne connaît pas vraiment. Donc,
ne cherchons pas le charmeur, mais plutôt le rustre. Le bloc
de granit, sans cervelle, qui m'élèvera.
Tiens, lui par exemple. Il a l'air de rien.
" - Salut !
- Salut.
- Je m'appelle Anne, je m'ennuie ici. Pas toi ?
-
- Tu ne voudrais pas qu'on aille s'amuser tous les deux, ailleurs
?
-
"
J'ai l'impression que je lui fais peur. Trop directe, à son
goût. Son il me jauge. Sur mes seins. Voilà,
il sourit.
" - Ok ! T'veux aller où ?
- Chez moi, çà te va ?
- C'est où ?
- Pas loin, Boulevard St Germain, ok ?
- Ok, mais je ne suis pas tout seul.
- Ah ! "
Il vient de me montrer une nana qui nage. Je me glace ! Pourtant
il n'est pas très beau. Je le croyais célibataire,
au moins pour cette nuit.
" - Ca te gène si elle vient ?
- Euh
pff
non ! "
Qu'est-ce que je viens de dire !
" - Elle ne fera rien, juré. Elle nous regardera, ok
?
- C'est un peu gênant.
- Pourquoi ? T'avais l'air prête à tout, toi ! Faut
savoir ce que tu veux.
- C'est bon, on se retrouve dans 5 minutes dehors, ok ? "
Aïe, çà se gâte. La blonde s'appelle Karen,
le moche costaud que j'ai dégotté, veut que je l'appelle
Hercule. C'est louche, non ? Plus on remonte le boulevard St Germain
jusqu'à l'appartement de mes vieux, plus la conversation
devient tendancieuse. Karen glousse. Elle est très excitée,
répète qu'elle ne fera rien, juste regarder. Hercule
me met parfois la main au cul comme pour me motiver d'aller plus
vite. Ca fait l'effet inverse.
On est au 92. Plus que 30 numéros et nous y sommes. Karen
et Hercule m'entourent. Le tripotage commence, son doigt autour
de mes fesses. Agile, enfoui sous ma jupe, sous ma culotte, son
index a atteint mon anus. Je me dégage, pour sortir mes clés,
nous voilà en bas de l'immeuble.
" - Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, à
vrai dire !
- Il fallait peut-être y penser plus tôt, ma petite,
répond Hercule menaçant.
- Tu crois qu'on a fait tout ce voyage juste pour te raccompagner,
tu rêves ma cocotte."
Par ses longs ongles, La blonde devient menaçante à
son tour en me griffant l'avant bras. Hercule m'écrase contre
la porte de l'immeuble tout en frottant nerveusement sa grosse bite
contre mon clitoris. Malgré mon agitation, aucun passant
ne s'arrête et Karen me fauche mes clés pour rentrer
dans le hall d'entrée.
" - Le code d'entrée ?
- Arrêtez, je ne joue plus. Je veux qu'on arrête.
- Nous non plus, on ne joue plus. Le code d'entrée. Fais-le
ou je te casse le bras. "
La prise devient nettement moins érotique. Je compose le
code sous la douleur. Puis, nous pénétrons dans l'ascenseur.
5ème étage. Cinq étages où il a sorti
son sexe et me force à l'embrasser. Karen rit, rit de plus
belle. Elle a sorti un appareil photo numérique et ne cesse
de me prendre en photo. Arrivés au 5ème, ils restent
quelques minutes à l'intérieur de l'ascenseur pour
m'arracher mes vêtements.
Pétrifiée.
Puis, je pousse enfin la porte de l'ascenseur et me laisse tomber
devant la porte de mes parents.
" - Relève-toi salope ! Allez, ouvre la porte, qu'on
te fasse ta fête. Tu vas voir ce que c'est une grosse bite
en action ! "
Au final, c'est la blonde qui ouvre la porte qui donne sur le salon.
Là, mes parents ont eu la bonne idée de revenir faire
une partouse avec tous leurs amis. Des corps enlacés, certains
en cuir, d'autres avec des tenues en latex, ils sont au moins une
dizaine à s'enchevêtrer vulgairement dans le salon.
Je me rue à l'intérieur et crie au viol.
Les copains et mon père ont à peine le temps de s'extraire
de leur compagne du moment que Karen et Hercule ont déjà
quitté l'appartement. Toute nue, je saute dans les bras de
mon père, pleurant à chaudes larmes, oubliant littéralement
le contexte grotesque de la situation.
Je ne sais plus très bien ce qui s'est passé ensuite.
Mon père m'a amenée dans ma chambre. Très vite
les amis sont partis. La fête terminée, tout le monde
est rentré chez lui. J'ai pu m'endormir en silence.
3
-
Ce matin, nous
avons tous les trois la gueule enfarinée. La nuit quasi blanche
est passée difficilement sur nos visages. Sans vouloir brusquer,
je brise notre silence :
" - Tu me passes le café.
- Bien sûr.
-
Maman ?
- Oui.
- Je voulais vous dire que
- Laisse tomber, chérie. "
Cachant sa gêne, mon père me sert le café. Je
me force à le boire d'un seul trait, puis :
" - Finalement, je pense que je vais rester encore quelques
mois à la maison
- Nous tâcherons de mettre des limites, rétorque mon
père.
- Je veux juste rester à la maison encore un peu. Ok ?
- Mais nous n'avons jamais voulu que tu partes."
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