|
C'est à
l'adolescence que je viens t'emmener
Lorsque de tes phobies de tes peurs et tourments
J'extrais le miel amer de ces affreux moments
Qui hanteront toujours ta mémoire humiliée
De tes désirs
d'enfants, de tes rêves d'ados
Je crée la fange obscure de tes hontes d'adulte
Et dans ton esprit vide tu verras le tumulte
De ces espoirs brisés qui pèsent sur ton dos
Ce miroir permanent
que tend la société
Sera pour cinquante ans ton plus funeste ami
Dans lui tu ne verras que des rêves détruits
Et un désir sans fin te laissera brisé
Quand les années
passant éloignant les tracas
Tu croiras être sage et goûter à la vie
C'est à ce moment-là que sur tes WC, assis,
Dans une ultime honte la Mort t'emportera
|