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1 - 1992

Tribunal de l'état du Colorado. Accusé : Docteur Jacobson. Intérieur Jour.

" - Je suis passionné par mon métier, par la médecine, par la procréation, et par Dieu. Je suis mormon, petit et gros. Quel est le problème ? Vous n'allez pas me juger sur mes mensurations et mes croyances. J'aime mon métier et je crois en Dieu plus que tout au monde, vous dis-je, monsieur le juge. Vous ne pouvez pas m'en vouloir de ce que j'ai bâti. Je l'ai réalisé pour eux, avec leur accord, …, implicite, sans doute. Je n'ai jamais douté de mon engagement, ni même de mes résultats.
Vous savez, le principal but des êtres vivants est de perpétuer, de se perpétuer à l'infini. En biologie, nous appelons cela la trajectoire vitale d'une cellule. Cette trajectoire est atteinte lorsque les gênes arrivent à se servir d'un organisme pour se reproduire aussi largement que possible. Dans un sens, c'est ce que j'ai voulu obtenir et avec l'aide de la médecine et de Dieu, j'y suis arrivé. Quand je vous aurais expliqué toute l'histoire, quand je vous aurais décrit l'état de détresse de mes clients, vous ne pourrez pas me condamner.
Mes clients ? Ils étaient de toutes les nationalités, de toutes les races, de toutes les tailles, de toutes les religions. Quand ils rentraient dans mon cabinet, ils venaient souvent à deux, gênés, les traits tirés, les yeux rougis par la fatigue, l'air à la fois absent et désireux de croire encore une dernière fois à quelqu'un, à quelque chose. Ils avaient souvent tout essayé, toutes les positions, toutes les formules, même l'hypnose parfois. Ils doutaient de leur capacité à se reproduire. Ils avaient généralement traversé une psychanalyse de couple qui les avait plus détruit qu'autre chose et je devais être celui qui allait les réconcilier avec la vie. Tout en eux m'attirait et me bouleversait : leur détresse, leur goût de la vie, leur volonté de dépasser les obstacles naturels pour créer une nouvelle vie, et surtout leur passion partagée pour Dieu. Car je ne prenais que des clients croyants, par forcément de ma religion, aussi des musulmans. Si, je vous l'assure monsieur le Juge. Monsieur et Madame Azar, qui aujourd'hui m'accusent, sont de religion islamiste et pourtant je les ai reçus avec tout mon cœur, avec toute mon hospitalité de médecin et de mormon. Ils cherchaient tous une réponse à leur détresse et j'allais leur donner au travers de l'insémination.

Intervention du Juge - Brouhaha de l'assistance.
" - Oui, monsieur le Juge, des inséminations avec donneurs anonymes. Ce fut chose faite. Jamais ils ne devaient connaître les donneurs. Et cela aurait pu être le cas, si il n'y avait pas eu ce procès. Mais laissez-moi continuer ma plaidoirie, je ne suis pas un avocat et n'ai pas la possibilité de reprendre le fil de mon histoire aussi aisément qu'eux. Si je n'ai pas pris d'avocat, c'est que je n'ai aucun doute. Vous entendez, aucun doute sur ma foi, sur ma profession et sur ce que j'ai accompli avec eux, pour eux. Et même si aujourd'hui, je suis sur le banc des accusés, je ne leur en tiens pas rigueur. Je vais essayer aujourd'hui de vous convaincre que mes actes avaient pour objectif uniquement le bien de l'humanité. "

De nouveau des murmures s'élèvent sur le banc de la partie civile.
" - Je vois que vous vous offusquez aujourd'hui de mes propos, mes anciens et chers clients, mais vous ne vous souvenez pas de l'époque dans laquelle nous vivions, il y a plus de vingt cinq ans. Durant les années 70 et 80, nous ne congelions pas, l'insémination se réalisait avec du sperme frais qui ne permettait pas des résultats infaillibles et notamment au niveau des contrôles du HIV et autres contaminations : hépatites, herpès et maladies vénériennes, j'en passe et des meilleures. Nous n'avions pas le niveau de contrôle atteint pendant les années 80 grâce…, excusez moi du terme, à cause de l'effet Sida chez les homosexuels puis chez les hétéros aux pratiques douteuses... Murmures. Mais cela n'est pas le propos. Oui, je m'égare, monsieur le Juge. Je reprends. Tout ce que je voulais vous dire c'est que tous les enfants nés de ma méthode sont en bonne santé. Mes statistiques comparées aux autres médecins traitant de l'insémination sont exceptionnelles et ont fait ma réputation pendant ces vingt dernières années. Aujourd'hui, je vous vois assis sur ce banc à me lancer les mots de trahison et de malversation, mais vous avez des enfants en parfaite santé, sans contamination et avec un taux de réussite à la première insémination supérieur à 80%. Vous avez eu ce que vous attendiez : des enfants, maintenant devenus adultes. "

Intervention du Juge. Un silence de quelques secondes ponctue la question du magistrat.
" - Oui, monsieur le Juge. Je ne peux pas nier l'évidence. Il existe de ce point de vue, une certaine ressemblance entre tous ces enfants. Par souci de rapidité, car mes clients étaient pressés d'avoir des enfants, et par souci d'efficacité et connaissant la qualité reproductrice de mon propre sperme, je l'ai parfois utilisé pour inséminer mes patientes. "

L'audience s'insurge. Intervention du Juge.
" - Souvent, oui… A chaque fois que le temps pressait pour eux. Comprenez-moi monsieur le Juge, les membres du Jury, mes chères clientes, j'ai toujours agi par souci d'efficacité pour la procréation. Mon but était de permettre à un couple qui désirait élever un enfant d'en avoir un, au moindre effort, au moindre coût. "

Intervention du Juge.
" - La considération génétique était secondaire à mes yeux, et aux yeux de mes clients aussi, à mon avis. "

Intervention du Juge.
" - C'est peut-être ce qu'ils disent aujourd'hui, mais à l'époque, il n'a jamais été question de prédéterminer la race, les origines du donneurs. Cela n'était pas dans le contrat. Aujourd'hui, mes clients prétendent que je leur avais promis des donneurs par exemple juifs, grands, et minces. C'est complètement absurde. Pourquoi pas beaux et intelligents, aussi ! Toutes ces prétendues promesses ne sont que pures affabulations, monsieur le Juge. Je ne suis pas Dieu et jamais promesse de ce genre n'est sortie de ma bouche. "

Forte tension dans l'assistance. Le Juge intervient pour calmer les esprits, puis pose une question qui apaise l'assemblée. De nouveau, un long silence.
" Inutile de me menacer sur ce terrain, je connais les lois. A l'époque des faits, entre 70 et 80, il n'y avait pas de loi interdisant aux médecins d'utiliser leur propre sperme. Je m'étais renseigné… "

Intervention du Juge.
" Comment çam'est venue ? C'était au tout début de ma carrière, au début des années soixante-dix. L'insémination balbutiait, à l'époque, et j'étais un de ces jeunes ambitieux qui voulait relever le défi de la stérilité et de l'impuissance. J'avais déjà réussi une demi-douzaine d'opération quand Nancy Hudson est entrée dans mon cabinet. C'était un matin, très tôt, vers 7:30 a.m. En plein été, elle est venue seule avec les larmes du désespoir. Elle était belle… "

2 - 1971 / 1

Une nuit d'été à Phoenix. Chambre à coucher. Intérieur Nuit.

" - J'en suis à ma troisième nuit de suite d'insomnie. Je tâte mon ventre plat à la recherche d'une rondeur, je me retourne cent fois pour trouver la meilleure position dans les draps moites, j'écarte les jambes pour m'aérer, puis reviens dans la position initiale sans avoir trouvé le moindre répit dans cette chaude nuit d'été. Il n'est toujours pas rentré, c'est 5:30 a.m, à Phoenix - Arizona, et il exagère.
Toutes les quinze secondes, j'imagine un mouvement dans mon ventre. Alors, je ne bouge plus, scrutant une nouvelle secousse de l'intérieur. Mais ce n'est qu'imagination. Comment puis-je continuer à y croire ? Je ne serai jamais une mère. Mes entrailles sont trop pourries, mon corps est bon à foutre à la poubelle. A moins que ce soit de sa faute. D'abord, il n'est jamais là. A jouer les gros bras dans les boites de nuit, on en oublie sa femme. Faire l'amour au petit matin, ivre mort, çà ne permet peut-être pas d'arriver au résultat. Pourtant, il le veut autant que moi ce gosse. Il pourrait faire un effort ! A moins que ce soit physique. Il est stérile ? Il doute de lui ? Il est impuissant ?
Pourtant il me fait très bien l'amour. Longtemps avant, pendant et quelque fois tendre après. Et depuis que nous avons notre objectif commun, nous n'arrêtons de le faire. A certaines dates, nous multiplions l'exploit pour mettre toutes les chances de notre côté. Mais pff, rien ne va !
C'était il y a un an et 5 mois, jour pour jour, à la Saint-Valentin. Il m'avait sortie à la pizzeria chic de la ville, Donzo Pizza. Après un repas bien arrosé et beaucoup de tendresse, il m'avait dit : " Et si on arrêtait la capote ? "
C'était ça le cadeau de la Saint-Valentin. Un gamin. Je lui ai sauté au cou en renversant toute la table. Il voulait une famille. C'était ce que j'attendais depuis des années sans vraiment trop y croire car Jay était videur et dans ce milieu, on ne cherche pas trop à construire un avenir. Il m'a dit alors que des belles phrases. Qu'il n'avait plus de doute, que j'étais la femme qu'il voulait comme mère de ses enfants, qu'il en voulait cinq pour faire une équipe de basket, que des petits gars costauds comme lui. C'était notre plus belle Saint-Valentin.
Qu'est-ce qu'il fout ? Le soleil se lève et il n'est pas là. Je chauffe moi. Je suis en pleine ovulation. Qu'il vienne me refaire l'intérieur, bon sang, je suis sûre que c'est le bon jour pour notre petit bout de chou. Ce sera un garçon, et il s'appellera Tom. Parce que ça fait solide Tom, pour un aîné. "

Le téléphone se met à sonner. Elle sursaute, puis décroche.
" - Oui ? C'est moi. Nancy Hudson. Comment ? Ce n'est pas vrai ! Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? J'arrive tout de suite. "

Elle raccroche et pleure. Puis s'habille rapidement. Avant de sortir, elle renverse la table, tape sur les murs, s'agite frénétiquement et crie.
" - Non ! Tu ne peux pas me lâcher maintenant, Jay ! "

3 - 1971 / 2

Un matin d'été à Phoenix. Cabinet du Dr Jacobsen. Intérieur Nuit.

" - Ce sont des contes de fées. Croire à l'insémination parfaite est une hérésie. Tant de paramètres sont en jeu, tant d'incertitude au cours de l'insémination, elle-même. Passer de la théorie d'école à la pratique, c'est un pas qu'il m'est difficile de franchir. A l'école, on ne nous prépare pas à la vie professionnelle. Que du charabia pour remplir nos douze années d'études et nous rendre vieux avant l'heure. J'ai trente ans, je suis médecin et je n'y crois plus. Pour la première fois de mon existence, je doute de moi.
A l'école, ils nous éduquent à être des cadors, ils nous gonflent à bloc, ils nous disent qu'on est les meilleurs. Alors, jeunes cons, croyants de surcroît, et bien on y croit. Dur comme fer ! On se lance à corps perdu dans la science des corps. La fleur au scalpel, on aligne les premières opérations et c'est le fiasco. Un an de travail, cinq opérations, cinq inséminations, 2 fausses couches, 2 avortements thérapeutiques, et un accouchement mené à terme, mais dans quelles conditions ! Ce n'est pas beau à voir. L'argent ne rentre pas. La clientèle, devant ces échecs, refuse de tenter une nouvelle fois l'expérience. Je les comprends qui irait tester un jeune médecin pour être son cobaye, je vous le demande. Pas moi !
Je ne comprends pas. J'ai été bon élève. Je suis sorti dans les premiers de ma promotion. Je suis un bon chrétien, fidèle dans mes prières à notre Seigneur. Je suis un bon père de famille avec déjà trois enfants à mon actif. Et voilà que je vais échouer maintenant. Ce n'est pas possible. Pas moi ! Docteur Cecil Jacobsen. "

Il rouvre les dossiers posés sur sa table.
" - C'est de la faute du donneur ! J'en suis sûr ! Le sperme ne reste jamais assez frais. Une coupure dans la chaîne du froid et hop, le voici avarié. Et puis, le donneur anonyme, c'est bien beau, mais on récupère un peu n'importe quoi. Ils viennent de n'importe où, souvent pauvres, avec plein de saletés. On n'a rarement du sperme de compétition d'un bon père de famille. Prenez le mien par exemple ! Il marche du premier coup. Un sperme de qualité, je vous dis. "

Il referme les dossiers.
" - Un sperme de qualité… Oui, c'est çà qu'il me faut. C'est çà qu'il faut pour que cela réussisse ! "

***

7:30 a.m. Nancy entre dans le cabinet sans avoir téléphoné, haletante.
" - Et bien entrez, madame, si c'est si urgent. Mais asseyez-vous un instant, reposez-vous, car vous parlez tellement vite que j'ai du mal à vous suivre. Reprenons au début, votre nom. Avec un H ? Prénom ? Date de naissance ? Votre numéro d'assuré social ? Une mutuelle privée ? Bon, on fera avec. Qu'est-ce que je peux faire pour vous, ma petite dame. "

Elle parle puis sort un flacon de sperme.
" - Et la mort remonte à quand ? Une journée ! Vous pouvez être plus précis, car la moindre heure compte, vous comprenez. Il est mort à 5:30 a.m, dimanche, hier donc. Mais comment avez-vous fait pour avoir son sperme ? Vous l'aviez déjà dans votre réfrigérateur ! C'est insolite comme pratique, ma petite dame. Ne vous énervez pas, je plaisantais. Excusez-moi, je ne voulais pas vous faire pleurer. Reprenons ! Depuis quand ce flacon est-il dans votre réfrigérateur ? Non, je veux dire, à quand remonte l'éjaculation de votre mari défunt. Compagnon, pardon ! Deux jours et six heures, si je compte bien. Ca commence à faire. Vous savez une insémination, cela ne se prend pas à la légère. Il faut des spermatozoïdes des plus actifs et des plus virulents. Un sperme de 54 heures n'a que peu de chance de réussir. "

Elle tombe en larmes. Crise de nerf.
" - Calmez-vous, madame. Nous allons essayer. Nous allons tout tenter pour que vous ayez un enfant. C'est ce que vous voulez le plus, n'est-ce pas ? Avec le sperme de votre compagnon, …, si vous voulez. Mais je ne vous promets rien. Vous entendez. J'ai beaucoup de doute sur la résistance des spermatozoïdes à deux jours à 5°C, madame. Mais, je vais essayer. Je vous l'assure. "

Elle se calme et passe dans la salle d'attente quelques minutes.
" - On lui donnerait le bon dieu sans confession. Un peu folle, peut-être. Mais quel regard, quelle volonté. Elle le veut son petit, çà se voit. Oh, je ne peux pas la décevoir. Pas elle, pas Nancy Hudson. Elle a déjà trop enduré dans la vie. Si Dieu l'a menée jusqu'à moi, c'est que cela devait être ainsi. Je vais l'aider à retrouver goût à la vie. "


4 - 1981

Un matin d'été à Phoenix - Arizona. Extérieur Jour - Jardin d'enfant.

Nancy Hudson est assise sur un banc. Son petit joue à quelques mètres d'elle.
" - Mon petit a aujourd'hui dix ans. Il est en pleine forme. Chaque jour, il m'amène le bonheur et la sérénité. Je vis à travers lui. Plus rien ne compte, si ce n'est lui. Le travail ? Une nécessité mais aucun plaisir. Le docteur Jacobsen a été très gentil avec moi. Il m'a trouvé un bon job. Je dirige le service accueil aux urgences de l'hôpital de Phoenix. Grâce à lui, je n'ai plus de souci d'argent. Grâce à lui, j'ai retrouvé goût à la vie. Ce petit Tom remplit ma vie. Il prend tout. Plus de place pour quelqu'un d'autre. "

Le petit l'appelle pour lui montrer ses prouesses sur la balançoire.
" - C'est bien, mon Tommy. Fais attention à ne pas pousser la petite qui se trouve à côté de toi. C'est encore un bébé !
Sacré Tom, il est tout fou, un peu comme Jay à son âge, je suppose. Quand je le vois, j'essaye de retrouver les traits de son père. C'est marrant, mais selon les jours, je trouve parfois des traits communs, et puis parfois, je n'en trouve pas. Il n'y a bien que ma belle-mère qui lui trouve toujours le portrait craché de son père. A vrai dire, plus il grandit, plus je le trouve différent.
Déjà, il est petit. Il a toujours été petit. Jay était grand, costaud. Lui, c'est tout le contraire. Il est chétif et petit. Il doit tenir de sa mère. Après, il est brun, alors que Jay était blond. Pour les yeux, il les a marrons, alors que Jay les avait bleus. Ah la génétique ! On croit s'attendre à une petite tête blonde aux yeux bleus et on se retrouve avec un petit brun aux yeux marrons.
J'ai parlé de ces différences au docteur. Pour lui, il me dit que c'est normal. Nous ne sommes pas maître de notre ADN, ma petite dame, me répète-t-il à chaque fois. Je n'aime pas quand il prend ce ton condescendant et m'appelle ma petite dame. Ca allait au début quand on ne se connaissait pas, mais maintenant.
Il faut dire que depuis dix ans, nous avons appris à nous connaître. En tout bien tout honneur, car je ne me sens toujours pas prête à tourner la page, Jay me manque encore. Mais le docteur m'emmène tous les samedis soirs au cinéma, et il n'entreprend jamais rien. Un vrai gentleman. Nous parlons de Tom ! Il l'aime vraiment bien. Il lui amène souvent des cadeaux et parfois, il me l'amène au parc pour que je me repose à la maison.
Dans le quartier, beaucoup de gens pensent que nous sommes ensemble et que le docteur est le père de Tommy. Je préfère les laisser dire, car s'ils se doutaient de la vérité, ma réputation serait tout autre. Aujourd'hui, dans l'Arizona, il vaut mieux être la femme du docteur qu'une célibataire avec un enfant. Alors, je profite de la situation.

L'enfant appelle sa mère. Elle lui fait signe.
" C'est fou, comme parfois…et puis non. Je ne sais pas. Mais ce profil ! Il doit prendre les allures du docteur. C'est marrant comme parfois, il lui ressemble. J'imagine que c'est du mimétisme. C'est le seul homme qu'il côtoie, alors il le prend comme exemple. Faut dire que monsieur Jacobsen est un homme exemplaire, avec toute la clientèle qu'il a et toutes ces inséminations qui ont réussi depuis dix ans. Il est le seul dans l'ouest américain à avoir un tel niveau de réussite. Des gens de New York sont venus le voir, la semaine dernière pour lui demander de les aider.
Il ne refuse personne. Son agenda est plein jusqu'à fin décembre. Le docteur peut être un exemple pour mon fils. Si cela pouvait lui développer une passion, je ne serais pas contre.
Ce sont les deux hommes de ma vie ! "

A suivre…

 
OBT
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