Je rentrais de
l'entraînement tard le soir. Parfois, je prenais le bus, mais
la plupart du temps un coéquipier me déposait dans le
centre ville. Je marchais souvent de longues distances dans la nuit
de Buenos Aires.
J'arrivais vite sur l'interminable avenue des commerces et des théâtres
du nom de Santa Fe. Je marchais le long de l'avenue jusqu'à
la place San Martin. Là, au coin, le café "Petit
Paris" fermait et le serveur rangeait les chaises sur les tables
et prenait son balai.
Même rituel, tous les soirs. |
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Passage obligé
à Buenos Aires : le "Desnivel", petit restaurant
de carnivores dans le quartier de San Telmo. J'y allai pour la première
fois en mars avec mon frère François et pour la dernière
fois en juin avec mon frère Jérôme.
Chaque morceau de vache cuisinée porte un nom : le bife de
lomo (le top), bife de chorizo, vacio, asado de tira, etc. Je m'y
perdais de toutes manières. Je prenais systématiquement
le bife de chorizo au "Desnivel", une valeur sûre.
San Telmo était le quartier que je préférais
: tango, antiquaires et bife de lomo.
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