Paris-Paradis Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Je sentais sur mon cou le lent filet de l'air glacé
Qui avait le goût de l'essence
Passant par la fenêtre trouble et apaisante

J'ai rencontré dans la fumée de ma cigarette
Un visage connu, presque blanc
Quand l'air autour de moi est gris de silence

J'ai regardé les bandes horizontales de ciel
Au-dessus de mon immeuble sombre
Les bureaux allumés dans la nuit de janvier

Il n'y avait rien dehors qui pouvait se révéler
Un tant soit peu tentant
Sauf une gare, et des rails infinis

J'ai vu la neige tomber sur ma rue de Paris

 
EM
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