Argentine 2 : Le Tortoni Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Voici ce que dit Manuel Vasquez Montalban dans une aventure de Pepe Carvalho :

"C'est son premier café. Il s'appelle Tortoni et, en prononçant, Alma semblait prononcer le nom d'un temple. Avenue de Mai, pierres, oeils-de-boeuf peints, lumières embaumées par les bois sculptées et les motifs peints au pochoir, miroirs romantiques, tapisserie de cuir rouge, billards et salons familiaux, dirait-on, pour des clients familiers, aux murs à l'iconographie des cafés et de leur temps, précisément dans celui-ci qui semble avoir conservé sa propre logique du temps.
Physiquement, la place de Mai n'est pas loin avec sa noria de mères, mais, émotionnellement, elle semble aux antipodes de ces dames paisibles qui bavardent à petites gorgées de chocolat ou de café. "

 
 
Ce n'est pas que le Tortoni ait oublié la dictature, c'est plutôt qu'il fait référence au temps d'avant. J'y allais quelquefois. C'est vrai que le chocolat était bon et il y avait ce serveur moustachu. On avait l'impression de lui marcher sur les pompes chaque fois qu'on lui demandait quelque chose. Sauf la clé du billard. Quand on lui demandait la clé du billard, son visage s'allumait.
 
JH
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