Le Nénuphar Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
J'ai senti contre mon flanc
La longue caresse tiède du nénuphar,
Alors que je m'enfonçais lentement
Dans les langueurs du marécage.

J'ai goûté contre mes lèvres
La spongieuse verdure de la feuille du nénuphar,
Alors que mon visage s'écrasait
Dans l'eau vitreuse du sommeil.

J'ai vu de mes yeux morts
La belle fleur rosée du nénuphar,
Avant de m'oublier dans la tendre chaleur
Du cœur de l'eau terreuse.

J'ai su du nénuphar
La profonde compassion,
Tandis qu'au-dessus de moi
Quelques oiseaux flottent dans le ciel.

 
EM
Oh Oui ! vos réactions Ah Non !
Voir les autres textes de cet auteur - Envoyer ce texte à un ami
KaFkaïens Magazine - Tous droits réservés