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Je m'effondre
sur moi-même
Le sol s'ouvre sous mes pieds
Et je vois
Le rêve du singe pantelant
La peau usée
Un vieux bourdon
qui se mange la face
Des pattes d'insecte
La ruche visqueuse et le miel produit
La bouche est ouverte, les dents sont pourries
Un vieil épouvantail
édenté par la misère
Des paroles et non la bave
Ses pensées sont d'écœurantes limaces sur une feuille de salade
Les enfants
ont les mains sales
Mouche-toi
Allez
Ecrase-toi
Petits os
Tu feras
Un petit cercueil
Parfois c'est
ça
La mort des choses
Ça remonte du fond et ça me hante
C'est comme si j'avais mangé quelque chose qu'on ne peut pas manger
Je mens chaque
jour
Qui me dit que je suis mort ?
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