Le paradoxe du professeur Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
A quoi tu pensais ce matin ? Je suis une élève comme les autres ; je suis semblable à n'importe lequel d'entre mes camarades. Ou peut-être que la chaleur m'affecte un peu plus. Ils ont raison de dire, de regarder droit dans les yeux et de dire que cela ressemble à un mystère sauvage. Nous nous apprêtons, eux et moi, à fermer les yeux et à le résoudre. Nos paroles seront dites devant un public nombreux. Tu écouteras et tu répondras peut-être : à quoi tu pensais ?
 

Je suis soumis au Chef du Signe de l'Automne
Partant j'aime les fruits je déteste les fleurs
Je regrette chacun des baisers que je donne
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs

Mon Automne éternel ô ma saison mentale
Les mains des amantes d'antan jonchent ton sol
Une épouse me suit c'est mon ombre fatale
Les colombes ce soir prennent leur dernier vol

 
Guillaume Apollinaire
 
(C'est le premier vers qui compte pour moi)
 
XH
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