FAQ de l'Athlétisme Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
Vous avez assisté aux épreuves d'athlétisme des Jeux Olympiques d'un œil las, navré de ne rien comprendre aux règles absconses régissant tous ces petits bonhommes qui s'agitaient dans tous les sens. Vous avez eu le sentiment d'être passé à coté d'une certaine forme de communion mondiale, ce qui vous a frustré et conduit dans le même temps à zigouiller votre voisin qui rentrait chez lui le sourire aux lèvres et l'Equipe sous le bras. Pas de panique : KaFkaïens va répondre à vos questions les plus cruciales. Plus haut, plus vite, plus fort et plus malin, grâce à KaFkaïens !
 

L'épreuve de lever de drapeau existe-t-elle ?
Une des causes principales de votre égarement est la présence dans beaucoup d'épreuves d'athlètes habillés en costume, levant des petits drapeaux rouges ou blancs avec frénésie, généralement avant ou après les efforts des athlètes en short. Ha, ha, ha, que vous êtes naïf. Ils ne concourent pas dans la même épreuve. Ce sont des arbitres qui concourent pour le concours des arbitres, qui s'étend sur toute la durée de la compétition, avec des épreuves comme le chronométrage, le jugement de planche, l'évitement de javelot, ou le tir aux coureurs. Nous les appellerons désormais athlètes-en-costume par opposition aux athlètes-en-short.

Quels sont les différents types d'épreuves ?
Hé bien, il y a les épreuves de course où il faut courir (vite, lentement, avec des obstacles, de la manière la plus ridicule possible…), les épreuves de lancer (de poids, de javelot, de marteau, de tournevis, d'arbitre si ça se passe mal), les épreuves de saut (en hauteur, en longueur, triple, à la perche à cloche-pied, sans les mains), les épreuves combinées (décathlon, heptathlon, lancer de courses, saut de lancers, euh, je dois en oublier), les épreuves subsidiaires facultatives secrètes (vol de short et autres lits en portefeuille au village olympique) et les épreuves d'arbitrage.

Alors, le dopage ?
Ho ho ho, cela n'existe pas. Le dopage, c'est quand un athlète prend des produits qui le rendent plus fort que les autres, pas vrai ? Bon, comme ils prennent tous quelque chose, hop, pas de dopage. A la limite, le dopé, c'est celui qui n'a rien pris pour faire exprès de perdre (ou alors les athlètes français qui ont pris des trucs mais perdu quand même). Et d'abord, montrez-les ce fameux produits ? Prenons un athlète au hasard. Tiens celui-là, avec les petits drapeaux. Analysons son urine, ses selles, sa bile, son bol oesophagien, sa moelle épinière et ses crottes du nez. Que trouvons-nous ? Rien ! La preuve, vous voyez bien. Analysons maintenant son ADN. Qu'est ce qu'on y trouve ? Rien. Quoi ? Quel kangourou ? N'importe quoi. Pas de dopage, je vous dis.

Que deviennent les athlètes après les jeux ?
C'est un problème épineux. Normalement, ils peuvent resservir pour les jeux suivants, surtout s'ils sont dopés au formol (en outre cela facilite le stockage). Mais il ne faut pas se masquer la tragique vérité. Ceux qui ne peuvent plus concourir sont abattus froidement. Hé oui, telle est la dure loi du sport. Comme le disait le Baron, " Plus haut, plus vite, plus fort, t'as sacrement intérêt ou bien… ". Les méthodes d'équarrissage dépendent de l'épreuve choisie. Les lanceurs sont tués d'un coup de marteau, les sauteurs d'un coup de perche, les coureurs sont lâchés dans des champs de mines. On enfonce un drapeau en bois dans le cœur des arbitres. C'est triste, hein ? On s'en fiche, y'en a plein de nouveaux, d'athlètes…

Qui a eu l'idée du saut à la perche ?
Personne ne le sait, mais beaucoup de monde le cherche pour lui faire sa fête. C'est vrai quoi, c'est inhumain ce sport. Et pourquoi pas le saut sur chaussures à ressort ? Et le saut sur trampoline à clous ? En plus, c'est le bordel dans les aéroports, on ne compte plus les accidents. Et même en décathlon, où l'athlète doit garder sa perche pour les autres épreuves (je crois), et c'est pratique pour la course, tiens. On devrait supprimer cette épreuve. Ou alors, il faut réduire la taille des perches à disons, un mètre. Le saut à la canne qu'on appellerait ça. Ca aurait de la gueule.

Quelle est l'origine des courses à relais ?
C'est un sport naturel de l'humanité depuis le début des âges. Les hommes préhistoriques couraient en se refilant une massue, les grecs une chèvre et les celtes un menhir. Le baron de Coubertin, fidèle à sa devise " Plus haut, plus vite, plus fort, même s'il faut se mettre à plusieurs. " a remis à l'honneur ces courses formidables où les individualités se fondent dans une efficiente harmonie. Le format du témoin a varié au cours des âges : aux premiers jeux, c'était un cylindre de trente centimètres de diamètre et de un mètre de long que l'on portait sur le dos. Devant le handicap occasionné pour les coureurs aux bras trop courts, on opta pour un cube de marbre de vingt centimètres d'arête en hommage aux grecs (une chèvre était gravée sur le coté), puis le témoin évolua vers sa forme moderne de petit drapeau rouge ou blanc.

 
 
C'est bon les gars ? Vous en savez un peu plus ? Nous sommes ravis d'avoir pu vous assister. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les adresser au service des sports de KaFkaïens. Rendez-vous aux prochains Jeux Olympiques !
 
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