La Maladie de l'Oiseau-Rare Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Sur des caillous aiguisés par la pluie
mon cœur a disparu.
Soudain, plus un bruit, plus un battement.
Mon corps a marqué un temps d'arrêt.
Plus que le silence dans chaque veine.
Mon sang s'est figé, s'est épaissi, a décidé
de rester là où il était.
On est si bien ici.
J'espérais ne plus rien entendre, rester là, à crever,
Sentir la nuit doucement de développer dans mon crâne.
J'aurais été si bien, à mourir sur des cailloux,
le sang sur des graviers
avec la pluie pour cercueil.
Mais je ne suis pas tombé,
ma jambe droite s'est avancé, d'abord lentement,
puis avec l'assurance de l'habitude.
j'ai recommencé à marcher.
La marche, comme la vie, sont des déplacements incertains et fatigants.

 
EM
 
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