Le Vautour Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
La terre sèche éclabousse le ciel.
La chair s'effile en serre de rapace,
l'ongle-lame déchire le tissu.
Qui dira la douleur du vautour ?
Une pureté d'éclipse, un sanglot,
ma main et tes cheveux.
Tu ne t'aventures plus dans les mondes
que j'ai construits pour toi.
Sur de la poussière.
Mille et un châteaux morts d'avance.
Et ton cœur qui glisse hors de portée
dans l'eau froide et sombre, adieu.
Alors je suis parti, pas très loin, certes,
et plus j'allais vers le sud, et plus j'avais froid,
même le soleil ne parvenait pas à dissiper
cette impression tenace
d'avoir un vautour perché sur l'épaule.
Je sens encore sur mes muscles
les pinces chaudes et insistantes
de mon oiseau-conscience.
 
EM
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