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De tous les
jours funestes que je vis sur la Terre
Rien ne m'angoisse plus quand j'y pense à présent
Que le moment fatal qui revient tous les ans,
Le jour noir et maudit de mon anniversaire.
C'est ma grande
phobie et ma terreur secrète
Car la célébration n'est pas ce qui m'inquiète,
Ni même les surprises, ni même le gateau,
Mais plutôt la question : que seront mes cadeaux ?
En trente ans
d'existence, j'ai eu bien des présents
Parfois la nuit venue je m'endors en rêvant
Et la litanie longue de cette liste noire,
Me plonge sans recours dans d'affreux cauchemars.
Ils sont là et bien là tous les verts oripeaux
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