Trop de morts se bousculent au cimetière du Père-Lachaise pour que l'on ne se trouve pas submergé, balayé, englouti. Et la noyade est prompte dans l'océan des âmes. Les tombes ouvertes laissent entrevoir des chapelles abandonnées nimbées de lumières multicolores. A trop déambuler sur les chemins pavés, on finit par dériver de tombe en tombe jusqu'au rocher fatal. Le coeur englouti, on sombre dans le désespoir comme le nageur de pierre immobile.