Fuyant les grains je navigue au hasard. Le fanal rassurant m'attire et je gagne l'abri sous-marin du métropolitain. Il m'offre la chaleur organique du ventre rassurant de Paris. Combien de fois ai-je soigné ma douleur, et le froid, et la pluie, sur un quai accueillant ? Les grondements rythmiques, l'air de cave chaude et le flot régulier ont bercé ma souffrance plus sûrement qu'aucun alcool fort. Phare du marin piétonnier perdu au sein des tempêtes humaines, ce fanal signale enfin le repos passager et l'engourdissement.