La Bête Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
 

Misérable bipède qui rampe dans la boue
Soumets-toi sans tarder à mon juste courroux
Aie crainte pour ta vie, crains mon ressentiment
Vis dans la peur certaine de mon avènement.

La fin du monde est proche, j'en suis l'ordonnateur
Le maître, l'origine, le grand instigateur,
De ma gueule d'enfer à mon esprit retors,
Je porte la souffrance, la terreur et la mort.

L'apocalypse arrive, j'en suis le zélateur
La mort hideuse est là dans toute son horreur,
Devant ses émissaires tu courberas la tête
J'ai levé au zénith l'étendard de la bête.

Que tu sois riche ou pauvre, malade ou bien portant
Je tiens entre mes pattes ton futur jugement
Bientôt ta tête exsangue roulera à dix pas
Ton monde rassurant va voler en éclats.

Ne sera épargné que l'élu dont le pied
Portera de ma race la marque identifiée
Si tu as évité les célestes étrons
Ton manque de respect sera ta damnation.

Tout autre que ce juste sera exterminé
Et pour mes rejetons finira en pâtée
Et sur les ossements que mes dents ont polis
Je lèverai la patte pour dire mon mépris.

Et toi qui a fauté sans remord ni morale
Toi qui t'es condamné par ton acte bestial,
Qui à l'ignominie a ajouté l'injure,
Tu seras le héros de mes pires tortures.

Toi qui as répandu ta semence au hasard
Qui a frayé sans honte avec tous les lézards
Toi qui a forniqué avec la pire engeance
Tu seras le martyr de ma sombre vengeance.

Bientôt sonnera l'heure de mon couronnement
Profitez du répit puisqu'il est encore temps,
En attendant l'épreuve, craignez pauvres mortels
Le royaume annoncé du terrible teckel.

 
 
 
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