Le Musée du Teckel Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 
La Caisse Nationale des Musées et des Monuments Historiques est heureuse de vous accueillir dans l'un des plus prestigieux musée d'Europe et du Nouveau-Monde, le prodigieux, l'inestimable, le fantastique musée du Teckel.
 

Prix de l'entrée : 60 francs (gratuit pour les teckels)

Les photos au flash, les téléphones portables et les varans sont interdits.

Notre musée est organisé autour des dix oeuvres majeures, chacune ayant une salle qui lui est consacrée. La visite se fait dans le sens chronologique pour que vous soyez à même de percevoir l'évolution des représentations artistiques du teckel dans l'histoire de l'art.

 
 
Salle n°1 : le ker-Teckel de Carnac
 
Cet impressionnant monolithe de granit de plus de 10 mètres de long sur 3 de large pèse près de 500 tonnes. Il fut sans doute le centre d'un rituel pré-celtique. Il pourrait s'agir d'une représentation zoomorphe du dieu du feu, de la ruse et de la miction sournoise.
Certains entablements des supports rocheux du dolmen sont autant d'indices de pratiques sacrificielles, probablement des enfants et des petits lézards.
 
Salle n°2 : la statue d'Amon-Tek
 

Cette remarquable maquette de un mètre de long nous est prêtée par le musée d'Alexandrie. Elle représente au centième le gigantesque monument érigé par Aménophis IV, pour se concilier les grâces d'Amon-Tek, Dieu de la nuit, du chaos et du jappement. Initialement recouverte d'argile rouge, l'ensemble architectural est à présent presque entièrement dégagé. Il était complètement couvert de sable en 1922, lors de sa découverte par Sir Hillary Thumblesnort (expédition Thumblesnort-British Museum) qui rentrant complètement saoul d'un méchoui glissa dans une excavation pour se retrouver nez à nez avec une truffe de plusieurs mètres de large.

 
Salle n°3 : le Teckel de Milo
 
Cette extraordinaire statue d'une finesse incomparable a été trouvée à quelques mètres de la fameuse Vénus de Milo. Le style et le matériau utilisé laisse présager que l'auteur en est le même. Le teckel est dans une position de chasse qui rattache cette oeuvre à l'école Artemisae teckelus (Artémis chassant au teckel). Cette belle statue a traversé les siècles en subissant quelques dommages, mais on considère généralement que son mystère est accru par ses deux oreilles manquantes.
 
Salle n°4 : bas-relief de Pompéi
 

Cette reproduction d'une mosaïque polychrome trouvée sur le pas de porte d'une des maisons de Pompéi représente un teckel surmonté de l'inscription Cave Canem (attention au chien). L'attitude du teckel indique clairement que l'on avertit les passants de prendre garde au compissage sournois de celui qui était considéré comme le protecteur familier des pénates, et vêtu à ce titre d'une petite toge rouge.

 
Salle n°5 : le martyre de Saint-Teckel de Padoue
 
Cette toile du XVIème est attribuée à un des élèves du Greco et fut à l'origine d'un schisme dans l'église catholique. En effet, Saint-Teckel de Padoue n'a jamais été reconnu par les autorités ecclésiastiques malgré la pression populaire et les nombreux miracles (protection de vieillards, guérisons...). L'auteur a donc été excommunié et a fondé sa propre église, l'église de la révélation du Teckel vrai.
 
Salle n°6 : joug à teckel de Leonardo da Vinci
 
Cette page extraite du Codex du génial inventeur ambidextre représente les plans d'un joug à teckel révolutionnaire. Il s'agissait pour Léonard de Vinci d'inventer une nouvelle énergie de traction inépuisable et pratiquement propre, par le biais d'attelages de teckels. Son premier prototype, destiné à mouvoir son char d'assaut et composé de 30 teckels, semble avoir été un échec à cause d'une baballe perdue.
 
Salle n°7 : Teckels et nymphéas
 
On connaît la célèbre anecdote qui est à l'origine de cette oeuvre du maître de l'impressionisme, oeuvre qui s'inscrit comme point de départ de la célèbre série des nymphéas. Jetant négligement un tube de peinture dans la mare, le maître avait failli provoquer la noyade de son teckel qui s'était jeté à l'eau en croyant jouer. Obligé de sauter à son tour dans la mare, le peintre avait été à demi-étouffé par un nymphéa qui s'était coincé dans son béret. Le peintre en conservera une fascination morbide pour ces plantes.
 
Salle n°8 : le Teckel de l'hôtel de ville
 
Cette célèbre photo n'a, contrairement aux rumeurs, pas été posée. C'est par un réflexe extraordinaire que le photographe a pu saisir la connivence de ce teckel et de son maître au moment de compisser férocement la chaussure d'un gardien de la paix. Elle reflète à merveille l'atmosphère du Paris canaille des années cinquante.
 
Salle n°9 : compression de Teckel n°3
 
Cette oeuvre exposée sur le parvis de l'UNESCO est composée de 27 teckels compressés (avec leurs manteaux plastiques rouges et écossais). Elle représente l'abstraction du désespoir de l'animal que nous sommes tous dans un monde oppressant et la difficulté qu'il y a à s'affranchir des contraintes et de la répression symbolisées par la laisse.
 
Salle n°10 : Teckel in blue
 
Cette splendide toile monochrome bleu cobalt de 4 mètres sur 5 propose l'effacement de toute forme et de toute autre couleur que celle qui selon son créateur exprime "la personnalité transcendentale du dasein teckel". Seul élément figuratif de la composition, les oreilles, qui pendent gracieusement de chaque côté du tableau, semblent lancer un appel au Teckel de Milo à travers toute l'histoire de l'art , dans un fulgurant retour aux origines.
 
Oh Oui ! vos réactions Ah Non !
Voir les autres textes de cet auteur - Envoyer ce texte à un ami
KaFkaïens Magazine - Tous droits réservés