Ville, ma ville Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Ville femme aux hanches épaisses
Au sillon de tes quais ruisselants
Autour des ponts chancelants
Je chante l'eau qui te traverse

Ville femme aux seins d'or
Pleins d'un peuple bruyant
Quartiers échappatoires et brûlants
Quartiers d'ennui où l'on dort

Plus enceinte de rues que de murs
Ville enfant que l'on attache
Ville mine où l'on arrache
Au coeur des pierres ton azur

Ville maîtresse au parfum lourd
De baisers d'ange sur tes ponts
D'amours à ventre dans tes bas-fonds
D'éternité ou bien d'un jour

Ville enfant boudeuse et lente
Arqueboutée sur un caprice
Innocente et séductrice
Sous tes parures insolentes

L'histoire suinte de ton corps
Comme une humeur qui me transporte
Je bois tes fenêtres et tes portes
Et ton odeur d'alcool trop fort

Ville, ma ville, sous ton emprise
J'ai marché comme saoul
le long des boulevards
Les bras le long du corps je portais en sautoir
Mon coeur halluciné d'une douleur exquise
.

 

S.

 
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