Amertume de la cendre Retour à la page précédente Retour au sommaire de KaFkaïens Magazine
 

Jusqu'à l'extrême limite, juqu'au bord
De l'épuisement quelle étrange faim t'assaille
Un gouffre un vertige qui démarre dans le soleil
Dans le ciel bleu d'une journée parfaite où le printemps prend son essor.

L'âme heureuse l'âme légère je chantais presque
Ma liberté - quelle liberté - ma nonchalance
Ma vacuité mon abandon et tout ce temps qui file
Jusqu'à l'extrême limite jusqu'à la faim jusqu'à son gouffre
Jusqu'au chagrin

sous le ciel bleu dans le soleil d'une journée parfaite
Me promenant dans les parterres de Paris
Ma joie de vivre pour un instant jouant pour un instant distraite
Le monstre m'a surpris comme un vent froid du mois de mars
Comme un embrun salé

En un instant en quelques pas
Dépouillé de la chair cousue sur mes blessures
Rose puis rouge saignant au goutte à goutte
Un grognement une rancoeur une colère et la douleur
Rose et puis rouge et puis gris.

En quelques pas légers en quelques roses sans poids
Mon âme tournoyant les yeux bandés
Soudain le printemps futile soudain le ciel trop bleu
Ce vertige ce gouffre où je flottais ligoté au vent
Cette tristesse

Je vacillais sans bruit sans colère sans rancoeur sans force,
O mon âme dénouée
Le monstre évanoui mes blessures - quelles blessures - à vif sous l'embrun salé
Je me laisse aller.

Le vertige, le gouffre, la faim, le bord extrême
Les journées parfaites pleines de liberté
Les soleils un peu trop froids le bleu des ciels trop bleus
A main tendu un horizon mais entre nous ce vide énorme
Et quelques larmes pour le remplir.

 
FXS
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