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Sous ma main en étrave remontant ta rivière,
S’effacent en douceurs les ultimes frontières,
Ton delta broussailleux aux effluves salins
S’ouvre en ruisselant comme le flot marin.
Flirtant dans les embruns, mon index s’emboucane,
De ton sombre coq noir fait jaillir les arcanes,
Sous l’assouvissement de mon doigt fureteur,
Qui se perd aux abords du rivage antérieur.
Entre la mer profonde et les rives nacrées,
Je navigue à rebours de la langue et du nez,
En apnée prolongée plongeant vers les abîmes,
J’investis et la mer et le lac dentelé,
En crabe consciencieux je subis les marées,
Ton plaisir galopant est mon trésor sublime.
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