La Chanson de l'Obsédé Virtuel
 

Je suis un obsédé, c'est tout à mon honneur
Je trouve que le sexe est le plus grand bonheur
L'amour, le romantisme et leurs combinaisons
Je les laisse à ceux qui n'ont rien dans l'caleçon.

Par dessus, par dessous, je connais tout à fond
Je sais citer par coeur toutes les positions,
En français, en sanscrit, à l'envers, à l'endroit,
Mon livre de chevet, c'est le kamasoutra.

Dans tous les magasins plus ou moins branchés cul,
Je promène l'oeil torve, la démarche tendue,
Le cuir et le latex sont toujours mes chéris
Quand il faut me vêtir pour une sauterie.

J'ai une collection de tous les accessoires
Les doux, les durs, les noirs, les fouets et les ciboires
Les bites en caoutchouc, les vibros, ou encore
De beaux godes cloutés pour les soirées hardcore.

Je connais de la nuit tous les oiseaux de proie
A Boulogne les filles ne parlent que de moi
Les brésiliens musclés au français hésitant
M'ont déjà accordé une carte d'abonnement.

Je hante les backrooms et les clubs de rencontres,
Les salons, les peep-shows et tout ce qu'on y montre,
Tous les professionnels du corps et de la chair
Ont toujours dans un coin ce qui m'est nécessaire.

Mes désirs, mes fantasmes me précèdent partout
Même les flics pervers veulent me mettre au trou.
Je passe tout mon fric en orgies crapuleuses
Prêt à tout pour saillir une jolie vicieuse.

Toute femme est ma cible, qu'elle soit belle ou laide,
Pour elle je suis prêt comme un scout toujours raide.
Des putes aux bourgeoises en passant par ma soeur
Je faufile partout mon gros sifflet baveur.

Qu'importe les flacons, pourvu qu'on ait l'ivresse,
Je me régale à fond de toute paire de fesses.
Les hommes, les mignons sont autant de fortunes
Pour qui cherche l'ardeur d'un bon coup dans la lune.

Les enfants m'indiffèrent faute d'être poilus,
Mais la contradiction et le charme ambigu
D'une fille un peu jeune et cependant experte
M'attire ; Lolita, je te veux toute offerte.

Parmi les animaux, certains sont très troublants
J'adore la langue agile, la force du varan.
A l'inverse pourtant, il n'y a rien de tel
Pour me faire débander que de voir un teckel.

Ma culture est réduite à la sexualité
Je me laisse mener par ma bestialité
Sur la terre des hommes, je suis probablement
Celui que les savants nomment chaînon manquant.

 
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