Trêve de baratinages. Place à l'action.
Qui ne parle pas des fantastiques possibilités de l'hypertexte pour révolutionner nos techniques d'écriture,
qui après 3000 ans de bons et loyaux services, atteignent peut-être leurs limites ? La moindre page
perso utilise des cadres, ces cadres-sommaires ne constituent qu'une expédient technique de réaliser
un sommaire. Et le sommaire est un outil que l'on connaît, que l'on maîtrise depuis des siècles. C'est
un peu réducteur, comparé aux possibilités de l'hypertexte.
Chose promise, chose due. Borges a inventé l'hypertexte, c'est désormais officiel (au moins sur KaFkaïens). Il a même réussi
à inventer les liens hypertextes multiples, du moins en théorie. Et vous avez devant vos yeux
ébahis (que nos amis mal-voyants qui nous lisent par milliers m'excusent de l'expression (à propos,
avez-vous eu une pensée pour notre maître es-humour, Desproges ?)), devant vos yeux, donc, la
première (et c'est une exclusivité mondiale !) mise en oeuvre du rêve borgesien : l'explosion
analogique, la combinatoire totalisante, le langage ouvert, bref le lien hypertexte multiple.
On papote, on papote, mais mine de rien, les
plus curieux d'entre vous ont testé en direct les premiers liens multiples. Je m'explique.
Je lien sur "Chose promise" est un lien simple, de ceux qui truffent la toile. Un lien
qui relie un point (un texte) à un autre. Et à un seul autre.
Alors que le lien sur Borges, lui, renvoie à tous les textes de KaFkaïens qui citent ce bon vieil
écrivain. Bref, à partir d'un seul mot, on peut ouvrir le point de vue (liens multiples), au lieu
de le resserrer.
L'intérêt de cette présentation réside aussi
ans la possibilité de laisser le choix au lecteur. Il peut poursuivre sa lecture linéaire, sans
s'occuper du lien qui lui tend les bras. Ou bien, il peut aller y jeter un oeil, sans perdre le
fil de sa lecture. Le cadre en bas à gauche de votre écran contient la liste des liens que l'auteur
vous propose. Il est possible de leur associer un résumé, et c'est le lecteur qui choisit le texte
qui l'intéresse. L'affichage de ce texte dans un cadre de la même fenêtre est optionnel. Il permet
de "feuilleter", et de savoir si le contenu correspond bien à celui suggéré dans le
résumé.
La puissance de ce procédé n'est autre que celle
de l'analogie. Cette phrase un peu pompeuse n'est là que pour placer un lien multiple sur le mot
analogie.
Ce texte illustre la technique qu'il présente, il occupe donc une position méta
(j'aime bien ce mot). Et par ce petit mot, je vous renvoie allègrement vers deux autres textes
de KaFkaïens qui traitent aussi de position méta.
Par un mot, un texte est relié à plusieurs autres
textes, comme Borges le suggérait dans ses nouvelles. On obtient réellement des liens hypertextes
multiples. Ce texte-ci s'étend naturellement vers d'autres textes en analogie, et finit par leur
céder la place...
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