Sri Lanka
 
Il y a des mots qui s'installent dans la mémoire, à leur propre initiative, et c'est arrivé à PARAKRAMABAHU. Je ne sais même plus très exactement où se situent ces ruines. Ce n'étaient pas celles du petit marchand de caca-hu-ètes, ce jour là, il faisait une chaleur torride, alors que j'ai des souvenirs de sérénité. Une visite du petit matin, sans doute, à l'heure où les Dieux ont encore pour les visiteurs, ce sentiment de bienveillance qui s'estompe avec l'arrivée des papiers gras sur la somptueuse herbe verte. C'est sûrement là que les colons britanniques ont découvert le gazon anglais, à quelques kilomètres du thé, mais dans le package d'importation, ils ont oublié la sérénité. Bizarrement, il y a, dans les ruines orientales, l'évidence d'une réalité devenue imperceptible chez les nôtres, pour cause d'overdose. On n'a même plus envie de re-re-voir les grecques sauf peut-être pour sourire encore à l'impair de la grand-mère qui se demande pourquoi ses petits enfants appellent leurs chaussures des naïk alors que la déesse ailée se prononce niké.
PARAKRAMABAHU qui se prononce comme il s'écrit, est un roi du 12ème siècle, et les ruines sont celles de son palais, dont il ne reste que quelques colonnes de briques. Sereines.
 
MCE
 
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