L'Aleph (...)
 
Cette portion de phrase est tirée de la nouvelle "L'Aleph", publiée dans le recueil du même nom.

Le narrateur, Borges lui-même, est invité par son amis Carlos Argentino, à venir contempler l'Aleph, "l'un des points de l'espace qui contient tous les autres points". Carlos l'emmène dans sa cave, et Borges voit alors l'Aleph :
"En cet instant gigantesque, j'ai vu des millions d'actes délectables ou atroces ; aucun ne m'étonna autant que le fait que tous occupaient le même point, sans superposition et sans transparence."

Commence alors une tentative de description de l'Aleph. Cette description est ontologiquement impossible : "l'énumération, même partielle, d'un ensemble infini". La représentation est tentée à l'aide de quelques phrases très longues, de loin les plus longues de l'oeuvre de Borges à ma connaissance. Au milieu de l'une d'elles, qui se caractérise par son côté chaotique, cyclique, en abyme, on trouve ce passage.

 
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